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Les préjugés sociaux : la raison première pour laquelle les gens ne recherchent pas de traitement pour la dépression

Un ancien joueur des Maple Leafs de Toronto parle ouvertement à temps pour la Journée internationale de la santé mentale
 

TORONTO (ONTARIO) -- 2 octobre 2000 -- Les préjugés sociaux envers la dépression et le manque de connaissances au sujet de ses symptômes sont les deux grandes raisons qui empêchent les gens à obtenir de l'aide. En fait, si près de deux tiers des personnes atteintes de troubles mentaux ne recherchent pas de traitement, c'est en grande partie à cause des préjugés rattachés à la dépression et à son traitement. Aujourd'hui, le Centre de toxicomanie et de santé mentale a agi sur cette question en lançant une campagne pluriannuelle d'éducation publique visant à éliminer les obstacles qui empêchent les gens de rechercher un traitement pour leurs problèmes de toxicomanie et de santé mentale. Le premier volet de cette campagne porte sur la maladie mentale, et plus particulièrement sur la dépression.

Il y a de l'aide...il y a de l'espoirAu Canada, trois millions de personnes sont atteints de dépression. Seulement le tiers d'entre elles recherchent un traitement, si bien que la vaste majorité n'obtient ni aide ni assistance vitale. Très souvent, lorsque la maladie n'est pas traitée, elle détruit sournoisement les familles, les amitiés et les relations intimes.

« J'ai souffert de dépression pendant de nombreuses années », raconte Ron Ellis, ancienne étoile des Maple Leafs de Toronto. Pendant longtemps, je n'avais aucune idée que j'étais malade. Je croyais que mes pensées, mes sentiments et mes comportements étaient attribuables aux pressions de la vie quotidienne -- jusqu'au jour où je me suis retrouvé incapable de fonctionner. Je ne connaissais rien de la dépression -- et ma famille et moi-même avons été blessés par mon ignorance. »

« La société doit percevoir la dépression différemment », a affirmé l'honorable Michael Wilson, ancien ministre fédéral des Finances et président de la campagne. Il s'agit d'une maladie, et non pas d'une faiblesse, et les gens déprimés doivent rechercher un bon traitement. En plus d'aider à réduire les préjugés rattachés à la dépression, cette campagne encouragera les gens à obtenir de l'aide pour eux-mêmes ou pour un membre de leur famille ou un ami. Si nous voulons atteindre cet objectif, nous devons encourager le public à mieux comprendre et mieux accepter cette maladie. »


Parler ouvertement de la dépression

Plusieurs Canadiennes et Canadiens bien connus se joignent à Michael Wilson et Ron Ellis pour promouvoir ce projet, notamment Rona Maynard, rédactrice en chef de la revue Châtelaine, Miriam Toews, romancière canadienne lauréate, Bill Wilkerson, président de la table ronde économique sur les affaires et la santé mentale et Sandy Naiman, journaliste au quotidien The Toronto Sun. Une série d'annonces de service public percutantes commencera à paraître dans les journaux de toutes les régions de l'Ontario et dans diverses revues. Les annonces et l'espace publicitaire ont été donnés au projet.

En plus de ces annonces, le Centre de toxicomanie et de santé mentale lancera une série d'autres initiatives visant à rendre l'information fiable plus accessible. « Pour réduire les préjugés, il faut absolument rendre l'information exacte accessible, corriger les perceptions fautives de la maladie mentale et de la toxicomanie et entendre la voix des personnes qui souffrent de ces troubles », de dire le Dr Paul Garfinkel, président-directeur général du Centre. « Avec un site Web, la mise sur pied d'un bureau des conférenciers à l'échelle de la province en partenariat avec d'autres organismes communautaires, la tenue de forums communautaires d'éducation en partenariat avec Châtelaine et la mise en oeuvre de programmes d'éducation en milieu de travail, nous allons encourager les gens qui connaissent la toxicomanie et la maladie mentale pour les avoir vécues ainsi que les grands experts dans le domaine à nous faire comprendre davantage les problèmes qui se présentent ainsi que les traitements et les stratégies de mieux-être qui existent », a-t-il ajouté.

Tous les services offerts pendant la campagne ont été donnés par des entreprises très intéressées au projet. On estime que des services d'une valeur d'environ $750,000 ont été donnés pour transmettre cet important message.

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Événements de la campagne :

Au cours de la première semaine de cette campagne, qui coïncide avec la Semaine de sensibilisation à la santé mentale et au cours de laquelle aura lieu la Journée internationale de la santé mentale, le Centre sera l'hôte des événements suivants :

 Trois forums communautaires sur la toxicomanie et la santé mentale commandités par le Centre de toxicomanie et de santé mentale en partenariat avec la revue Châtelaine :

Le 4 octobre à Toronto, Miriam Toews, romancière canadienne lauréate, nous parlera de la lutte que son père a menée contre la dépression et du suicide qui a suivi, et qui constituent le thème de son dernier livre intitulé Swing Low: A Life.

Le 4 octobre à Ottawa, Bill Wilkerson, président de la table ronde économique canadienne sur les affaires et la santé mentale, fera voir aux dirigeants d'entreprises comment la dépression affecte leur performance. Cette conférence est présentée par la région d'Ottawa-Carleton en partenariat avec le Centre de toxicomanie et de santé mentale, l'Association canadienne pour la santé mentale et l'Hôpital Royal d'Ottawa.

Le 5 octobre à London, en Ontario, Sandy Naiman, journaliste au quotidien The Toronto Sun, remettra en question les croyances courantes au sujet de la maladie mentale et parlera du soutien solide qu'elle a reçu de son employeur. Cette conférence sera commanditée par le Centre de toxicomanie et de santé mentale, l'Association canadienne pour la santé mentale et l'Hôpital St. Joseph.

JOY, une comédie musicale sur la dépression de Maja Ardal, lauréate du prix Dora, et de Joey Miller, compositeur et parolier lauréat du prix Dora. Réalisée par le Projet de théâtre Workman, JOY sera présentée au Théâre Workman, au 1001, rue Queen ouest, du 5 au 15 octobre.

 

Il y a de l'aide...il y a de l'espoir

Le Dr Garfinkel est d'avis que ces initiatives aideront grandement les personnes chez qui la dépression n'a pas encore été diagnostiquée. « Les gens ne veulent pas reconnaître leurs propres problèmes de santé mentale, et encore moins ceux des autres », a-t-il ajouté. Mais ils doivent le faire -- c'est la seule façon pour eux d'obtenir un traitement et de recouvrer leur mieux-être. Nous voulons que notre campagne aide les gens à avoir une autre perception de la dépression, mais nous voulons par-dessus tout que notre message atteigne les personnes atteintes de dépression aujourd'hui. Nous allons adopter une série de méthodes d'évaluation qui nous permettront de voir dans quelle mesure l'information est reçue par notre public cible. Il faut que les gens sachent que l'aide existe et qu'il y a de l'espoir. »

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale est le plus grand centre au Canada à oeuvrer dans le domaine de la toxicomanie et de la santé mentale. Reconnu comme un Centre d'excellence par l'Organisation mondiale de la santé, le Centre est un hôpital d'enseignement affilié à part entière à l'Université de Toronto. Il est né en 1998 de la fusion de la Fondation de la recherche sur la toxicomanie, de l'Institut psychiatrique Clarke, de l'Institut Donwood et du Centre de santé mentale de la rue Queen.
 

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RENSEIGNEMENTS :

Adele Maclean / Genevieve Brown
Relations publiques,
NATIONAL PharmaCom
(416) 586-0180

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Pour des renseignements généraux sur la toxicomanie et la santé mentale :

McLaughlinLe Centre R. Samuel McLaughlin de renseignements sur la toxicomanie et la santé mentale

Tel:Appelez sans frais, en Ontario,
1 800 463-6273 ou 416 595-6111 à Toronto

www.camh.net/francais/mclaughlin

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