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Résumé -- SCDEO
Novembre 2001

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Résumé -- SCDEO 2001

L'édition 2001 du Sondage sur la consommation de drogue parmi les élèves de l'Ontario, réalisé par le Centre de toxicomanie et de santé mentale, constitue l'étude permanente la plus ancienne sur la consommation de drogue chez les adolescents au Canada. Cette étude, qui couvre plus de vingt ans, repose sur 13 sondages effectués tous les deux ans depuis 1977. Au printemps de 2001, 4 211 élèves (71 % des élèves choisis) répartis dans 41 conseils scolaires, 106 écoles et 272 classes ont répondu au sondage, qui a été administré par l'Institut de recherche sociale de l'Université York. Le rapport décrit la fréquence et les tendances de consommation de drogue en 2001 ainsi que les changements survenus depuis 1977. Les données sont fournies pour deux groupes d'élèves : ceux de 7e, 9e et 11e années et du CPO (années scolaires visées par les sondages de 1977 à 1997) et ceux de la 7e année au CPO (années scolaires visées par les sondages de 1999 et 2001). Le premier groupe sert à évaluer les tendances à long terme qui se sont dessinées de 1977 à 2001 tandis que le second sert à évaluer les tendances de consommation de drogue en 2001 et en 1999.

 
Consommation de drogue (en pourcentage) au cours de la dernière année selon le sexe et le niveau scolaire, SCDEO 2001



Drogue
Total Garçons Filles 7 8 9 10 11 12 CPO
Alcool

65,6

66,3

65,0

36,1

52,0

60,9

76,8

81,0

80,0

86,2

Cannabis

29,8

33,7

26,0

5,1

12,0

28,8

39,0

45,7

43,5

43,9

Cigarettes

23,6

23,3

23,8

5,0

10,7

23,4

29,9

35,8

36,3

29,3

Hallucinogènes

11,4

13,2

9,6

0,9

3,8

9,7

15,2

19,2

20,5

14,4

Stimulants NM

6,4

4,8

8,0

1,9

3,3

5,5

7,8

10,3

10,4

7,4

Ecstasy (MDMA)

6,0

6,7

5,4

0,9

3,0

7,2

6,8

9,5

9,2

6,8

Solvants

5,7

5,5

6,0

9,7

9,3

7,6

3,8

2,3

3,9

S

LSD

4,5

6,0

3,1

0,9

2,5

4,6

8,0

5,0

7,8

1,4

Cocaïne

4,3

4,6

3,9

2,4

3,2

3,2

6,5

7,0

3,5

2,6

Barbituriques NM

3,9

3,5

4,3

2,3

3,0

2,9

8,1

2,9

4,0

2,0

Méthamphétamines

3,8

5,0

2,7

1,2

1,4

3,7

6,8

4,9

5,0

2,5

Colle

3,0

3,7

2,3

3,9

5,7

3,8

2,7

1,2

1,8

S

Rohypnol

2,9

3,3

2,6

1,6

2,6

5,2

3,0

1,2

5,4

0,9

PCP

2,7

3,2

2,2

0,8

1,2

3,8

3,7

2,9

4,4

1,3

Tranquillisants NM

2,2

2,8

1,7

0,6

2,1

1,4

2,7

3,3

4,2

1,9

Crack

2,0

2,4

1,6

0,5

1,7

3,7

1,4

2,6

2,9

0,5

GHB

1,2

1,7

0,8

0,6

S

1,2

3,6

S

1,2

0,9

Héroïne

1,0

1,4

0,7

0,9

0,9

2,2

1,2

0,5

S

S

Ice

0,6

0,7

S

0,6

1,0

S

0,6

1,2

S

0,5

Toutes drogues illicites (can. incl.)

33,5

35,6

31,4

10,6

15,9

35,3

41,3

48,7

43,6

44,5

Toutes drogues illicites (can. exclus)

19,7

20,7

18,8

7,1

11,1

21,3

23,1

28,2

26,8

22,3

Barbituriques M

11,8

12,5

11,1

7,6

10,9

12,8

16,1

9,8

12,5

11,2

Stimulants M

7,0

8,7

5,4

4,6

8,3

8,3

7,1

8,3

8,9

1,5

Tranquillisants M

3,2

4,0

2,4

1,2

3,7

2,3

2,6

5,4

5,9

2,1

Ritalin

2,8

3,8

1,7

4,2

4,2

2,4

2,7

1,8

2,0

0,9

Différences entre les sous-groupes pour 2001 (de la 7e au CPO)

Sexe. On a relevé des différences pour 7 drogues : le taux d'utilisation de stimulants à des fins non médicales était plus élevé chez les filles, tandis que le taux d'utilisation de 6 autres types de drogues était plus élevé chez les garçons (usage invétéré d'alcool, cannabis, colle, méthamphétamines, LSD et hallucinogènes).

Niveaux scolaires. Comme par le passé, on a relevé des différences importantes dans la consommation de drogue entre les niveaux scolaires. En 2001, des différences importantes sont apparues pour 17 drogues. À l'exception des drogues inhalées, dont le taux d'utilisation était plus élevé chez les élèves plus jeunes, le taux d'utilisation de drogue était le plus faible chez les élèves de la 7e année et le plus élevé chez les élèves de la 11e année.

Différences régionales. On a noté de telles différences dans le taux d'utilisation de 10 drogues : les élèves de Toronto ont un taux de consommation de 4 drogues plus bas que la moyenne (alcool, excès occasionnels d'alcool, cannabis, hallucinogènes) et un taux d'utilisation de solvants au-dessus de la moyenne ; la consommation de cannabis, d'héroïne, de méthamphétamines, de cocaïne, de crack, d'hallucinogènes et d'ecstasy était plus élevée que la moyenne dans l'Ouest de l'Ontario, tandis que les élèves du Nord de l'Ontario ont un taux de consommation d'alcool et d'excès occasionnels d'alcool plus élevé que la moyenne.

Principaux changements survenus entre 1999 et 2001 (de la 7e année au CPO)

La tendance à la hausse de la consommation de drogue, commencée au début des années 1990, s'est renversée. Entre 1999 et 2001, le taux d'utilisation de 3 drogues au cours de l'année écoulée a d'ailleurs considérablement diminué :

Cigarettes de 29,2 % à 23,6 %

Solvants de 7,1 % à 5,7 %

LSD de 6,8 % à 4,5 %

Malgré ces diminutions, on ne note aucune baisse significative du pourcentage d'utilisation de toute drogue illicite chez les élèves, au cours de l'année écoulée (33,5 % en 2001 contre 33,6 % en 1999).

Autre point important à souligner : la poursuite de la tendance à la hausse de la consommation d'ecstasy, dont le taux d'utilisation a considérablement augmenté parmi les élèves de 9e année (de 2,3 % à 7,2 %), chez les élèves du Nord (de 1,7 % à 4,1 %) et chez les élèves de l'Ouest (de 4,4 % à 8,1 %).


Changements relevés dans les sous-groupes entre 1999 et 2001 (de la 7e année au CPO)

Mise à part l'utilisation d'ecstasy et de cocaïne (qui a augmenté chez les élèves de l'Ouest de l'Ontario), tous les changements relevés dans les sous-groupes marquent une baisse de l'usage de drogues.

Sexe. La consommation de 4 drogues a diminué chez les garçons (cigarettes, alcool, héroïne et ice) tandis que l'usage de 2 drogues a diminué chez les filles (cigarettes et LDS). Le taux d'utilisation d'aucune drogue n'a augmenté chez les garçons ou chez les filles.

Niveaux scolaires. La diminution de l'usage de drogue en surpasse nettement l'augmentation. L'usage de 3 drogues a diminué chez les élèves de 8e année (cigarettes, stimulants à des fins non médicales et héroïne), l'usage de 2 drogues a diminué chez les élèves de 10e année (tabac et crack) et de 11e année (barbituriques à des fins non médicales et LSD) et l'usage d'une drogue a diminué chez les élèves de 7e année (colle). Le taux d'utilisation d'ecstasy a augmenté parmi les élèves de 9e année.

Différences régionales. Les changements les plus marqués ont été relevés dans le Nord de l'Ontario, où la consommation de 4 drogues a diminué (cigarettes, excès occasionnel d'alcool, LSD et crack) mais où la consommation d'ecstasy a augmenté. Dans l'Est de l'Ontario, l'usage de 2 drogues a diminué (solvants et héroïne) tandis que dans l'Ouest de l'Ontario, l'usage de cocaïne et d'ecstasy a augmenté. Aucun changement n'est survenu chez les élèves de Toronto.

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Consommation de drogue (en pourcentage) au cours de la dernière année selon le sexe et le niveau scolaire, SCDEO 2001
Différences entre les sous-groupes pour 2001 (de la 7e au CPO)
Principaux changements survenus entre 1999 et 2001 (de la 7e année au CPO)
Changements relevés dans les sous-groupes entre 1999 et 2001 (de la 7e année au CPO)
Augmentation de la consommation de drogue depuis 1993
Changements à long terme
Autres faits saillants
Tendances de la consommation de drogue
Âge où les jeunes consomment de la drogue pour la première fois et nouveaux consommateurs
Perception des risques, de la désapprobation et de la disponibilité des drogues
Quartier et école
Aperçu de l'usage de la cigarette
Aperçu de la consommation d'alcool
Aperçu de la consommation de cannabis
Conséquences et problèmes liés à l'alcool et à d'autres drogues
Conséquences et problèmes liés à l'alcool et à d'autres drogues
Drogues et conduite de véhicules automobiles
Alcool
Drogues
Objectifs de santé
Pages apparentées
Résumé -- SCDEO 2001 / Version PDF
Résultat du tout dernier sondage auprès des jeunes Ontariens -- Communiqué 19 novembre 2001
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Augmentation de la consommation de drogue depuis 1993

À la suite d'une longue période de diminution dans les années 1980, la consommation de drogue chez les adolescents a recommencé à augmenter dans les années 1990. Même si la tendance à la hausse s'est stabilisée de 1999 à 2001, la consommation à des fins non médicales des drogues suivantes est demeurée considérablement plus élevée en 2001 qu'en 1993 :
 

Alcool 62,6 % contre 56,5 %
Excès occasionnels d'alcool 25,3 % contre 17,7 %
Cannabis 28,6 % contre 12,7 %
Solvants 5,9 % contre 2,3 %
Ecstasy (MDMA) 6,0 % contre 0,6 %
PCP 2,4 % contre 0,6 %
Hallucinogènes 10,3 % contre 3,1 %
Cocaïne 3,8 % contre 1,5 %
Toute drogue illicite 33,2 % contre 18,5 %
Pourcentage d'élèves qui consomment drogues ou plus 4
(14,0 % contre 8,0 %)

De plus, le pourcentage d'élèves ne consommant pas de drogue était moins élevé en 2001 qu'en 1993 (30,6 % contre 36,4 %).

La seule drogue dont l'usage a affiché une baisse notable au cours de cette période est le LSD, dont le taux d'utilisation de 6,9 % en 1993 est passé à 3,3 % en 2001.


Changements à long terme

Les taux d'utilisation de drogue ont varié considérablement depuis 1977, date à laquelle le premier SCDEO a été effectué. Dans l'ensemble, les taux d'utilisation ont atteint un sommet à la fin des années 1970, et plus particulièrement en 1979. Entre 1979 et 1991, les taux d'utilisation de drogues illicites ont diminué considérablement. Par exemple, la proportion d'élèves consommant du cannabis est passée de 1 sur 3 à 1 sur 9. Depuis 1993, les taux d'utilisation des drogues licites et illicites ont recommencé à augmenter. Les taux actuels sont toutefois plus bas, en général, que ceux de 1979.

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Autres faits saillants


Tendances de la consommation de drogue

Les hausses récemment relevées ne signifient pas que tous les élèves prennent de la drogue. En effet, le quart (27,4 %) des élèves n'ont pas consommé de drogue (y compris alcool et tabac) au cours de l'année écoulée. De plus, 26,5 % des élèves ont consommé uniquement de l'alcool ou du tabac. Un peu plus d'un élève sur trois (33,5 %) a déclaré avoir consommé une drogue illicite au cours des douze derniers mois.

Le pourcentage d'élèves qui ont déclaré n'avoir consommé aucune drogue au cours de l'année écoulée (ni alcool, ni tabac, ni aucune autre drogue) a affiché une faible augmentation de 1999 à 2001 (de 25,0 % à 27,4 %).

Le pourcentage d'élèves qui ont déclaré avoir consommé 4 drogues ou plus au cours de l'année écoulée a baissé considérablement entre 1999 et 2001 (de 17,4 % à 14,0 %).


Âge où les jeunes consomment de la drogue pour la première fois et nouveaux consommateurs

Moins d'élèves consomment des drogues à un très jeune âge : en 2001, 5 % des élèves de 7e année fumaient la cigarette dès la 4e année (vers l'âge de 9 ans) comparé à 5 % en 1999, 7 % en 1997, 8 % en 1993 et 16 % en 1981 ; 2% des élèves de 7e année ont consommé du cannabis dès la 6e année (vers l'âge de 11 ans) comparé à 2 % en 1999, 5 % en 1997 et 8 % en 1981. Les chiffres concernant l'âge où les jeunes ont commencé à boire de l'alcool sont demeurés stables : 16 % des élèves de 7e année avaient bu de l'alcool pour la première fois dès la 4e année, taux légèrement plus élevé que celui de 13 % en 1999, mais semblable à ceux de 1997 (19 %), de 1993 (17 %) et de 1981 (17 %).

Les pourcentages d'élèves qui ont déclaré avoir consommé des drogues pour la première fois au cours des douze derniers mois sont les suivants : alcool, 20,3 % ; cigarettes, 9,8 % ; cannabis, 10,2 % ; et drogues illicites autres que le cannabis, 5,6 %.

En ce qui concerne l'alcool et le cannabis, on n'a relevé aucun changement important dans le pourcentage de nouveaux consommateurs entre 1997 et 2001. Toutefois, pour ce qui est de la cigarette, on a noté, entre 1997 et 2001, une diminution importante du pourcentage de jeunes qui ont déclaré avoir fumé pour la première fois au cours des douze derniers mois, ce pourcentage passant de 27,1 % à 24,2 %.

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Perception des risques, de la désapprobation et de la disponibilité des drogues

L'affaiblissement de la perception des risques de danger associé à la consommation de drogue se traduit par une augmentation des taux d'utilisation. Bien que les risques perçus aient peu changé entre 1999 et 2001, on a noté une diminution importante depuis 1989. Le pourcentage d'élèves qui ont déclaré avoir couru de grands risques en consommant de la cocaïne à une ou deux reprises est passé de 37,4 % en 1989 à 33,1 % en 2001 ; le pourcentages d'élèves qui ont déclaré avoir couru de grands risques en consommant de la marijuana à une ou deux reprises est passé de 27,8 % à 18,6 % ; et le pourcentage d'élèves qui ont déclaré avoir couru de grands risques en fumant régulièrement de la marijuana est tombé de 75,4 % à 48,2 %.
 
L'affaiblissement de la désapprobation morale vis-à-vis de la consommation de drogue se traduit par une augmentation des taux d'utilisation. Bien que les pourcentages de désapprobation soient demeurés stables entre 1999 et 2001, ils ont subi une baisse importante entre 1991 et 2001. En effet, le pourcentage d'élèves qui désapprouvaient fortement la consommation de cocaïne à une ou deux reprises est passé de 55,2 % à 41,3 % ; le pourcentage d'élèves qui désapprouvaient le fait de fumer de la marijuana à une ou deux reprises est passé de 43,2 % à 28,6 % ; et le pourcentage d'élèves qui désapprouvaient le fait de fumer de la marijuana régulièrement est passé de 60,8 % à 41,7 %.
 
En 2001, les élèves ont trouvé que les drogues les plus faciles à obtenir étaient le cannabis (55,2 %), suivi de l'ecstasy (28,3 %), de la cocaïne (21,7 %) et du LSD (20,8 %).


Plus les drogues sont perçues comme étant faciles à obtenir, plus leur consommation augmente. L'augmentation récente de l'utilisation de cannabis et de cocaïne s'est accompagnée d'un accroissement de la disponibilité de ces drogues, tandis que la baisse de la consommation de LSD est associée à une baisse de la disponibilité de cette drogue.


Quartier et école

En 2001, un peu plus du tiers (39 %) des élèves ont déclaré avoir été témoin de la vente de drogue dans leur quartier au cours des douze mois précédant le sondage ; 39 % ont déclaré que quelqu'un leur avait offert d'acheter de la drogue et 32 % ont déclaré avoir été témoin de la vente de drogue dans leur quartier. Le pourcentage d'élèves qui ont déclaré avoir été témoin de la vente de drogue n'a pas changé depuis 1999.

Environ la moitié des élèves (56,8 %) ont déclaré que la consommation de drogue dans leur école avait augmenté au cours des dernières années (28,8 % ont déclaré qu'elle n'avait pas changé et 14,4 % ont déclaré qu'elle avait diminué).

Environ le quart des élèves (26,8 %) ont déclaré que l'usage de drogue posait un problème grave dans leur école, tandis que 47,3 % ont déclaré que c'était un problème mineur et 25,9 % ont déclaré que l'usage de drogue ne posait aucun problème.

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Aperçu de l'usage de la cigarette

En 2001, 23,6 % des élèves ont déclaré avoir fumé la cigarette au cours de l'année écoulée et 22,6 % ont dit qu'ils fumaient tous les jours (cela représente quelque 207 100 élèves de l'Ontario) ; 50,1 % des élèves n'avaient jamais fumé de leur vie, 16,6 % avaient pris quelques bouffées et 15,8 % ont fumé plus de 100 cigarettes au cours de leur vie.

L'usage de la cigarette au cours de l'année écoulée varie beaucoup selon l'âge (de 5 % chez les élèves de 7e année à 36,3 % chez les élèves de 12e année), mais varie peu selon le sexe ou la région.

Entre 1999 et 2001, l'usage de la cigarette a diminué considérablement chez l'ensemble des élèves (passant de 29,2 % à 23,6 %), chez les garçons (de 29,8 % à 23,3 %), chez les filles (de 28,6 % à 23,8 %) chez les élèves de 8e année (de 17,8 % à 10,7 %), chez ceux de 10e année (de 37,4 % à 29,9 %) et parmi les élèves du Nord (de 35,4 % à 25,4 %). C'est la première baisse importante de l'usage du tabac relevée depuis 1983, et les taux d'usage du tabac n'ont jamais été si bas depuis 1977.

En moyenne, les fumeurs prenaient 5,6 cigarettes par jour, ce qui est légèrement plus bas que la moyenne de 6,8 enregistrée en 1999.

Environ le tiers des fumeurs (28,5 %, soit 6,6 % de tous les élèves ou 60 500 élèves) ont déclaré avoir une dépendance à la cigarette, comme en témoigne le fait qu'ils fument une cigarette dans les trente minutes qui suivent leur réveil le matin.

En 2001, 64,2 % des fumeurs ont essayé d'arrêter de fumer, ce qui représente un taux légèrement plus bas que celui de 66 % en 1999.

En 2001, 11,8 % des élèves mineurs (âgés de moins de 18 ans) ont réussi à acheter des cigarettes au cours des quatre semaines précédant le sondage. De plus, 67,7 % des fumeurs de moins de 18 ans (74 % des fumeurs âgés de moins de 16 ans et 62 % de fumeurs âgés de 16 ans et plus) ne se sont pas fait demander de preuve d'identité avec photo lorsqu'ils ont acheté des cigarettes.

En 2001, le pourcentage d'élèves qui ont déclaré avoir fumé des « bidis » (petites cigarettes brunes sans filtre) s'est élevé à 4,9 % pour l'usage au cours de leur vie et à 3,9 % pour l'usage au cours de l'année écoulée.


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Aperçu de la consommation d'alcool

En 2001, 65,6 % des élèves ont déclaré avoir consommé de l'alcool au cours de l'année écoulée et 70,6 % ont déclaré en avoir consommé au cours de leur vie. La consommation d'alcool au cours de l'année écoulée varie selon le niveau scolaire (allant de 36,1 % chez les élèves de 7e année à 86,2 % chez les élèves du CPO) et selon la région (Les élèves du Nord de l'Ontario affichent le taux le plus élevé, soit 73,3 %).

Parmi les répondants, le pourcentage d'élèves ayant bu de l'alcool est demeuré stable entre 1999 et 2001 (67,5 % et 65,6 %). Toutefois, la proportion de garçons qui ont déclaré avoir bu de l'alcool au cours de l'année écoulée a baissé (66,3 % en 2001 contre 70,7 % en 1999). Le taux de consommation d'alcool au cours de l'année écoulée s'est accru de façon notable depuis 1993.

En 2001, 10,7 % des élèves (soit 16,3 % des élèves qui consommaient de l'alcool) en buvaient toutes les semaines. Ce pourcentage a peu changé entre 1999 et 2001.

Les pourcentages d'élèves faisant des excès occasionnels d'alcool continue de dépasser ceux du début des années 1990. Bien que l'on note une légère baisse parmi l'ensemble des élèves (7e, 9e et 11e années et CPO) de 1999 à 2001 (de 28 % à 25,3 %), le taux de consommation d'alcool de 2001 est considérablement plus élevé que celui de 17,7 % enregistré en 1993. De plus, la proportion d'excès occasionnels d'alcool chez les garçons est plus élevée en 2001 qu'en 1993 (30,5 % contre 19,8 %).

En 2001, 6,4 % des élèves qui consommaient de l'alcool ont déclaré avoir fait des excès occasionnels à au moins cinq reprises au cours des quatre semaines précédant le sondage, ce pourcentage étant beaucoup plus élevé que celui de 1995 (3,9 %) et de 1993 (4,2 %).


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Aperçu de la consommation de cannabis

En 2001, 29,8 % des élèves ont consommé du cannabis au cours de l'année écoulée et 33,6 % ont déclaré en avoir consommé au cours de leur vie. Le taux de consommation au cours de l'année écoulée était plus élevé chez les garçons que chez les filles (33,7 % contre 26 %) et variait selon le niveau scolaire (de 5,1 % des élèves de 7e année à 45,7 % des élèves de 11e année) et selon la région (de 21,4 % à Toronto à 33,5 % dans la région de l'Ouest).

La consommation de cannabis au cours de l'année écoulée s'est stabilisée chez l'ensemble des élèves entre 1999 et 2001, passant de 29,3 % à 29,8 %, et autant chez les garçons que chez les filles. La consommation de cannabis a toutefois augmenté considérablement depuis 1993 (12,7 % à l'époque).

En moyenne, les élèves consommant du cannabis en ont fait usage à 15 reprises au cours des 12 derniers mois. Environ 26 % en ont consommé à une ou deux reprises, et environ 21 % en ont consommé à 40 reprises ou plus. Environ 9 % des élèves qui consomment du cannabis (soit 3 % de tous les élèves) en ont fait usage tous les jours au cours des quatre semaines précédant le sondage. Bien que la consommation quotidienne de cannabis soit demeurée stable entre 1999 et 2001, elle est à la hausse depuis 1989.

En 2001, 12,1 % des élèves (38 % des élèves qui consomment du cannabis) ont déclaré avoir fumé des cigares à la marijuana, ce qui représente une augmentation minime par rapport au taux de 12,3 % enregistré en 1999.

En 2001, environ un élève sur cinq (soit 17,2 % des élèves ou 157 600 élèves) ou 52 % de tous les élèves qui consomment du cannabis ont déclaré qu'ils ressentaient au moins trois symptômes de dépendance à cette drogue. L'augmentation des symptômes de dépendance au cannabis notée dans les sondages précédents ne s'est pas poursuivie en 2001.


Conséquences et problèmes liés à l'alcool et à d'autres drogues


Drogues et conduite de véhicules automobiles

Le pourcentage d'élèves ayant un permis de conduire (7e, 9e, 11e année et CPO) qui ont déclaré avoir pris le volant une heure ou moins après avoir bu deux verres ou plus est demeuré stable entre 1999 et 2001 (15,6 % par rapport à 15 %). Il faut toutefois noter que la conduite en état d'ivresse a diminué considérablement depuis 1977 (58,1 %).

Environ le tiers des élèves de la 7e année au CPO (31,9 %) ont déclaré avoir été des passagers dans un véhicule conduit par une personne qui avait consommé de l'alcool au cours de l'année écoulée.

Un conducteur sur cinq (19,3 % des élèves) a déclaré avoir conduit moins d'une heure après avoir consommé du cannabis au cours de l'année écoulée. Le pourcentage d'élèves qui ont déclaré avoir conduit un véhicule après avoir consommé du cannabis était donc légèrement plus élevé que le pourcentage d'élèves ayant déclaré avoir conduit un véhicule après avoir bu de l'alcool.


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Alcool

En 2001, 9,1 % des élèves (soit 13,9 % des élèves qui consomment de l'alcool ou 83 400 élèves) ont déclaré avoir bu des quantités dangereuses d'alcool. La consommation dangereuse d'alcool diffère considérablement selon le sexe (11,4 % chez les garçons et 6,9 % chez les filles), selon les niveaux scolaires (moins de 1 % chez les élèves de 7e année et 19 % chez les élèves du CPO) et selon la région (Les élèves de Toronto affichent le taux le plus bas, soit 2,6 %,).

La consommation dangereuse d'alcool a diminué de beaucoup entre 1999 et 2001 chez les élèves de 8e année (passant de 5,2 % à 1,7 %), et chez les élèves du Nord (de 20,6 % à 10,9 %).

Environ 5 % des élèves (soit quelque 45 800 élèves de l'Ontario) ont déclaré avoir eu deux problèmes ou plus liés à l'alcool.

Entre 1999 et 2001, le pourcentage d'élèves (7e, 9e, 11e et CPO) ayant déclaré avoir eu deux problèmes ou plus liés à l'alcool est demeuré stable.

En 2001, 4 % des élèves (environ 36 600 élèves de l'Ontario) ont déclaré qu'ils éprouvaient à la fois des problèmes liés à l'alcool et des troubles de santé mentale. Parmi les élèves qui ont déclaré avoir fait une consommation dangereuse d'alcool, 43 % ont dit qu'ils ressentaient une grande détresse psychologique.

En 2001, 0,9 % des élèves (soit environ 8 200 élèves) ont déclaré avoir suivi un programme de traitement de l'alcoolisme ou de la toxicomanie au cours des douze derniers mois.


Drogues

En 2001, 2,7 % des élèves (environ 24 700 élèves de l'Ontario) ont déclaré avoir éprouvé deux problèmes ou plus liés à la drogue au cours de leur vie.

En 2001, environ 5,6 % des élèves ont déclaré être incapables d'arrêter de prendre de la drogue. Ce pourcentage avoisine celui de 1999 (6,4 %) mais il est plus élevé que celui de 1997 (2,9 %).


Objectifs de santé

Les responsables en matière de santé ont récemment établi deux objectifs de santé se rapportant au SCDEO.

Premier objectif : Le pourcentage d'élèves (de la 9e à la 12e année) qui déclarent avoir fumé une cigarette ou plus au cours des 30 jours précédant le sondage devrait être réduit à 16 % ou moins d'ici l'an 2010. Le pourcentage d'élèves qui déclarent fumer des cigarettes tous les jours (24 %) devrait, d'ici l'an 2010, être réduit de moitié comparé aux résultats du SCDEO 2001, et c'est là une diminution conservatrice.

Deuxième objectif : Le pourcentage des jeunes âgés de 12 à 17 ans qui ne consomment ni alcool ni drogue illicite au cours des 30 jours précédant le sondage devrait s'élever à 89 % ou plus d'ici l'an 2010. Le pourcentage actuel des élèves de l'Ontario de la 7e à la 12e année qui n'ont consommé ni alcool ni cannabis au cours du mois précédant le sondage est de 47 %, soit un taux de 47 % moins élevé que l'objectif fixé pour l'an 2010.

Bien que les sondages de surveillance tels que le Sondage sur la consommation de drogue parmi les élèves de l'Ontario permettent de repérer les tendances de la consommation de drogue, ils ne permettent pas de déterminer les causes fondamentales des changements observés. Toutefois, ces sondages demeurent très importants, car ils fournissent des données scientifiques à jour qui s'avèrent utiles aux décideurs et aux responsables des programmes de prévention et qui permettent également d'évaluer les réussites et les échecs des objectifs de santé publique et des programmes et campagnes de prévention.

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