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Communiqué 19
novembre 2001
Centre de toxicomanie et de santé mentale -- Selon
les résultats de lédition 2001 du Sondage sur la consommation
de drogues parmi les élèves de l'Ontario (SCDEO), lusage
de tabac est en baisse mais la forte consommation dalcool pose toujours
un problème chez les jeunes. Les conclusions du SCDEO, la plus
longue étude suivie des habitudes de consommation des adolescents
au Canada, ont été rendues publiques aujourdhui par le
Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM).
Le sondage de 2001 est le premier à ne rapporter
aucune hausse notable de la consommation de drogues depuis 1991. «
Lescalade de la consommation de drogues, amorcée au début
des années 1990, a généralement ralenti »,
déclare le Dr Edward Adlaf, scientifique principal au CTSM et professeur
agrégé au département des sciences de la santé
publique de lUniversité de Toronto. Ce dernier a mené et
corédigé létude avec Andrea Paglia, associée
de recherche. « Les années 1980 ont vu une baisse de la consommation
de drogues, qui est cependant remontée dans les années 1990.
En 2001, il est encourageant de constater que lusage de drogues illégales
na pas augmenté, mais il demeure malheureusement plus élevé
quau début des années 1990 », fait remarquer le Dr
Adlaf.
Lédition 2001 du scdeo est le plus récent
sondage dune série de 13 qui couvrent plus de deux décennies
et sont menés tous les deux ans depuis 1977. Au printemps de 2001,
4 211 élèves de la 7e à la 13e année ont participé
à ce sondage administré par lInstitut de recherche sociale
de lUniversité York.
Entre 1999 et 2001, lusage de trois drogues a connu une
baisse marquée : le tabac (passant de 29 à 24 p. 100) a
atteint son taux de consommation le plus bas depuis 1977; les solvants
(de 7 à 6 p. 100) et le LSD (de 7 à 5 p. 100). Malgré
ces résultats, les chercheurs nont constaté aucune baisse
significative de la proportion délèves ayant pris nimporte
quelle drogue illégale au cours de lannée précédente.
Seule drogue ayant connu une augmentation continue dans certains sous-groupes,
lecstasy a gagné en popularité chez les élèves
de 9e année (passant 2 à 7 p. 100), ceux du Nord de lOntario
(de 2 à 4 p. 100) et de lOuest de la province (4 à 8 p.
100).
Même si la tendance à la hausse de la consommation
de drogues a cessé entre 1999 et 2001, la plupart des chiffres,
en particulier celui du taux de consommation dalcool, étaient
toujours plus élevés en 2001 quen 1993. En 2001, 63 p.
100 des jeunes interrogés ont dit avoir bu de lalcool par rapport
à 57 p. 100 en 1993. De plus, 25 p. 100 dentre eux avaient fait
des excès dalcool (consommation de cinq verres ou plus en une
occasion) en 2001 contre 18 p. 100 en 1993. Le pourcentage de jeunes ayant
bu jusquà livresse a également augmenté, passant
de 17 p. 100 en 1993 à 27 p. 100 en 2001.
Voici dautres points saillants du sondage :
- Les élèves daujourdhui ne commencent
pas à consommer de lalcool, du tabac ou du cannabis à
un bas âge.
- Le pourcentage de nouveaux usagers na pas augmenté
avec le temps.
- Bien que la fréquence de la conduite en état
débriété soit demeurée stable (15 p. 100)
parmi les détenteurs dun permis de conduire, environ 32 p. 100
de tous les élèves sont montés dans un véhicule
conduit par une personne qui avait bu et 19 p. 100 des conducteurs avaient
pris le volant après avoir fumé du cannabis.
- La perception des risques associés à
lusage de cannabis, de cocaïne et de LSD semble sestomper avec
le temps.
- Le taux de consommation dalcool parmi les élèves
de Toronto est plus faible que la moyenne, tandis que le taux de consommation
de cannabis, dhéroïne, de méthamphétamine,
de crack, dhallucinogènes et decstasy dépasse la moyenne
chez les élèves de lOuest de lOntario. Dans le Nord
de la province, les élèves affichent un taux supérieur
dusage et dexcès occasionnels dalcool.
- La consommation de stimulants non médicaux était
supérieure chez les filles, tandis que les garçons enregistraient
des taux plus élevés de consommation excessive dalcool
et dutilisation de cannabis, de colle, de méthamphétamine,
de LSD et dhallucinogènes.
- Lusage de drogues atteignait son niveau le plus bas
chez les élèves de 7e année et le plus élevé
chez les élèves de 11e ou de 12e année. Seule exception,
les drogues à inhaler qui étaient davantage utilisées
parmi les jeunes élèves.
« Nous sommes très satisfaits des résultats
du dernier sondage, en particulier de la diminution du tabagisme chez
les élèves de lOntario », affirme Andrea Stevens
Lavigne, directrice du Service des communications, de léducation
et de la santé communautaire du CTSM. Elle attribue dailleurs
cette baisse aux nombreuses initiatives nationales, provinciales et communautaires
de lutte contre le tabagisme, y compris les règlements municipaux
sur lusage du tabac. « Le SCDEO est un outil important pour déterminer
nos réussites en prévention et en éducation, ainsi
que les progrès à accomplir dans ces domaines », indique
Mme Stevens Lavigne.
Le SCDEO sert également de fondement aux programmes
sur les drogues et lalcool à lintention des jeunes de lOntario.
Dans le cadre du Partenariat ontarien de sensibilisation aux drogues (POSD),
le Centre a lancé aujourdhui la vidéocassette For the Record,
produite par un étudiant cinéaste qui a été
témoin dun cas dintoxication alcoolique. Ce film-vidéo,
qui sera lancé par le POSD dans lensemble de la province au cours
de la Semaine de sensibilisation aux drogues (18 au 24 novembre), servira
à informer les élèves et les parents des risques
et responsabilités associés à la surconsommation
dalcool.
Centre dexcellence de lOrganisation mondiale de la Santé
et hôpital denseignement affilié à part entière
à lUniversité de Toronto, le Centre de toxicomanie et de
santé mentale a été créé suite à
la fusion réussie du Centre de santé mentale de la rue Queen,
de la Fondation de la recherche sur la toxicomanie, de lInstitut Donwood
et de lInstitut psychiatrique Clarke.
Le POSD regroupe des organismes de santé et déducation
et bénéficie dune subvention du ministère de la
Santé et des Soins de longue durée de lOntario. Son objectif
est de sensibiliser davantage les collectivités à lusage
des drogues.
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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer
avec Anne Ptasznik, coordonnatrice des relations avec les médias
au CTSM, au 416 595-6015.

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