
Le Centre de toxicomanie
et de santé mentale appuie la refonte de la Stratégie canadienne
antidrogue
Pour diffusion immédiate -- Le 27 mai 2003 Toronto -- Le
Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM) accorde son appui
au projet de loi annoncé aujourd'hui qui fait de la possession
de cannabis une infraction mineure régie par la Loi sur les
contraventions du Canada. Le CTSM appuie également la stratégie
nationale qui vise à placer l'usage de cette drogue dans un contexte
de santé plus global.
« Le Centre de toxicomanie et de santé mentale est en faveur
de la décriminalisation de l'usage du cannabis. Sans vouloir l'encourager,
il constate que d'après les recherches, cet usage est généralement
occasionnel ou expérimental et n'est généralement
pas associé à des conséquences néfastes graves
à long terme. S'appuyant sur des études menées sur
les résultats de réformes de la réglementation du
cannabis ailleurs, le CTSM est d'avis que les sanctions pénales
imposées actuellement en cas de possession de cannabis représentent
un mécanisme de contrôle inadéquat. Nous nous réjouissons
donc de l'adoption d'une nouvelle approche », a déclaré
le Dr David Marsh, chef de la Clinique de traitement médical de
la toxicomanie du CTSM.
Le CTSM croit également qu'il importe de continuer de pénaliser
les personnes qui sont impliquées dans l'offre et la vente de cannabis,
qui procurent du cannabis à des mineurs ou qui se livrent à
des comportements dangereux, comme prendre le volant après avoir
consommé du cannabis.
Se fondant sur des indications recueillies ailleurs, le CTSM considère
également que l'élimination des sanctions pénales
pour la possession de cannabis destiné à l'usage personnel
n'entraînera pas de hausse de la consommation.
D'après le Dr Marsh, il est important que la décriminalisation
du cannabis se fasse dans le contexte de la nouvelle Stratégie
canadienne antidrogue qui considère la toxicomanie comme un problème
de santé. « La stratégie doit reconnaître les
quatre piliers que sont le traitement, la réduction des méfaits,
la prévention et l'application des lois. Il est vital d'affecter
en permanence des sommes suffisantes aux programmes de prévention
et de traitement afin de minimiser l'usage de cannabis et les méfaits
qui y sont associés. Il faudra également évaluer
les conséquences globales des nouveaux mécanismes de contrôle
proposés afin d'éclairer le débat sur les politiques
», a-t-il ajouté.
Le Centre de toxicomanie et de santé mentale est un Centre collaborateur
de l'Organisation panaméricaine de la santé et de l'Organisation
mondiale de la Santé, et un hôpital d'enseignement affilié
à part entière à l'Université de Toronto.
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Renseignements : Anne Ptasznik, coordonnatrice des relations avec les
médias, 416 595-6015.

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