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Un test sur les humeurs jette une nouvelle lumière sur la dépression

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Le Centre de toxicomanie et de santé mentale cherche constamment à mieux comprendre, prévenir et soigner. Notre philosophie étant axée sur le soin des patients, tout ce que nous faisons vise essentiellement à remplir un seul et même objectif : améliorer sans cesse la capacité et la qualité des services et des traitements offerts aux personnes aux prises avec des problèmes de toxicomanie et de santé mentale. L’un des aspects importants de notre travail est la recherche. Elle nous aide à mieux comprendre les maladies mentales et la toxicomanie et nous permet de fournir en retour de meilleurs soins et de meilleurs traitements aux personnes souffrant de maladie mentale ou de toxicomanie.

Humeur & angoisse dans les nouvelles
Un test sur les humeurs jette une nouvelle lumière sur la dépression

 

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N’hésitez pas à remplir d’un de nos questionnaires en ligne portant sur nos études suivantes :

  1. Étude sur la dépression
  2. Essais cliniques d’antidépresseurs
  3. Étude sur l’activité du cerveau

 

Pourquoi de nouveaux antidépresseurs ?


Pourquoi des recherches sur les traitements ?

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Le Centre de toxicomanie et de santé mentale cherche constamment à mieux comprendre, prévenir et soigner. Notre philosophie étant axée sur le soin des patients, tout ce que nous faisons vise essentiellement à remplir un seul et même objectif : améliorer sans cesse la capacité et la qualité des services et des traitements offerts aux personnes aux prises avec des problèmes de toxicomanie et de santé mentale. LÍun des aspects importants de notre travail est la recherche. Elle nous aide à mieux comprendre les maladies mentales et la toxicomanie et nous permet de fournir en retour de meilleurs soins et de meilleurs traitements aux personnes souffrant de maladie mentale ou de toxicomanie.

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Un test sur les humeurs jette une nouvelle lumière sur la dépression

(traduction dÍun article paru dans le quotidien The Toronto Star)

Une étude identifie les personnes les plus à risque

Par Janice Turner

Pourquoi certaines personnes sont-elles plus vulnérables que dÍautres à des épisodes répétés de dépression ?

Dans une nouvelle étude publiée dans le Journal of Abnormal Psychology, des chercheurs de Toronto révèlent quÍun test de sensibilité thymique peut aider à identifier les personnes qui présentent un risque accru de rechute dans la dépression.

"Ceci nous permet dÍaborder la dépression dÍun point de vue tout à fait nouveau," déclare Zindel Segal, chef de lÍUnité de la thérapie cognitivo-comportementale du Centre de toxicomanie et de santé mentale.

JusquÍà maintenant, la plupart des études sur la dépression consistaient essentiellement à évaluer les effets des traitements mais très peu dÍétudes suivent les gens après leur rétablissement, ajoute Zindel Segal.

"Les gens qui se rétablissent dÍune dépression risquent de rechuter. Nous pouvons maintenant mesurer ce risque, si bien que les personnes vulnérables peuvent recevoir un traitement."

Menée par Zindel Segal et par ses collègues chercheurs Michael Gemar et Susan Williams du département de psychologie de lÍUniversité York, cette étude a examiné les personnes non déprimées pour déceler les facteurs psychologiques associés avec une rechute. Une soixantaine de personnes se sont soumises au test, 32 dÍentre elles ont été suivies sur une période de 30 mois.

Actuellement administré pour des usages plus généraux, ce test évalue comment les gens réagissent à des énoncés avant et après une courte période de tristesse déclenchée. (On leur demande dÍécouter de la musique triste et de penser à quelque chose de malheureux.)

Voici quelques exemples dÍénoncés : "Je ne peux pas faire dÍerreurs," "Je dois être parfait(e)," "Je ne peux pas montrer de signes de faiblesse."

"Certaines personnes ont la capacité de travailler avec leur tristesse et de la contenir, explique Zindel Segal. Elles comprennent que cÍest un état passager."

"Pour dÍautres, la tristesse est une émotion qui les démolit complètement. De petits changements dÍhumeurs déclenchent facilement des pensées déprimées, pessimistes."

Ce nÍest pas que leur tristesse soit particulièrement profonde. CÍest plutôt que ces personnes nÍont pas les moyens dÍy faire face. Elles ne sont pas capables dÍévaluer la situation et elles sentent quÍelles ne peuvent pas se tourner vers dÍautres pour obtenir du soutien.

Les personnes qui ont des résultats plus élevés après le déclenchement de la tristesse croient plus fermement quÍelles sont déficientes et leurs chances de rechuter sont beaucoup plus grandes.

"La tristesse entraîne une façon de penser que lÍon pourrait qualifier de toxique et qui demeure à fleur de peau ; il suffit dÍun rien pour la faire ressortir," explique Zindel Segal.

"Chacun de nous éprouve des difficultés dans la vie. Certains personnes ont trouvé des moyens de faire face à ces difficultés avec la thérapie ou en y travaillant fort par elles-mêmes. DÍautres ont encore besoin dÍacquérir les capacités nécessaires pour en venir à bout."

De par sa nature, la dépression est une maladie à répétition et, selon lÍOrganisation mondiale de la santé, cÍest la cause première dÍinvalidité.

En Amérique du Nord, la dépression entraîne plus de journées de maladie que les maladies pulmonaires, le diabète, lÍarthrite ou lÍhypertension artérielle. Seules les maladies cardiaques causent plus dÍabsentéisme.

La dépression nÍest pas une courte période de cafard mais plutôt une humeur lourde qui dure pendant des semaines et qui nuit considérablement au fonctionnement de la personne au travail et dans les situations sociales.

On estime que seulement la moitié des Canadiennes et des Canadiens qui souffrent de dépression grave recherchent de lÍaide et que moins de 10 % dÍentre eux reçoivent un traitement efficace.

 

EN BREF

La thérapie cognitive peut "sauver des vies"

Les femmes présentent un taux de dépression deux fois plus élevé que les hommes. On croit que certains facteurs liés à la féminité -- hormones, certaines pressions sociales -- rendent les femmes plus vulnérables à la dépression.

Le temps des fêtes est particulièrement difficile parce que cÍest une période de lÍannée où lÍon a des attentes. Pour les personnes déprimées, il semble que le reste du monde se réjouit dÍêtre ensemble et de célébrer mais que, pour une raison quelconque, elles nÍont pas réussi à accomplir cela. Plutôt que de reconnaître la sentimentalité fabriquée entourant le temps des fêtes, elles peuvent croire que quelque chose ne tourne pas rond chez elles parce quÍelles nÍont pas lÍesprit à la fête, explique le Dr Segal.

Si lÍon peut identifier les personnes présentant un risque de rechute, on pourra leur éviter de traverser des moments difficiles tout en faisant épargner au système de santé des frais considérables. Les sessions de thérapie hebdomadaires pendant une période de quinze semaines coûtent deux fois moins cher que le traitement dÍune personne à la suite dÍun épisode de dépression, ajoute le Dr Segal.

Les médicaments apportent une solution parce quÍils assurent une protection contre les humeurs déprimées. Toutefois, les médicaments ne sont pas des capacités ou des outils que la personne peut utiliser au besoin.

Les antidépresseurs "réduisent le fardeau des symptômes et aident les gens à prendre leur vie en main, affirme le Dr Segal. Toutefois, lorsque les gens ne les prennent pas, le taux de rechute est très élevé."

LÍapproche sans médicaments, appelée "thérapie cognitive,"est difficile à promouvoir. Très souvent, les gens recherchent une solution miracle.

La thérapie cognitive nous apprend à choisir dÍexaminer des situations sous des angles différents, ce qui fait que lÍon se sent beaucoup mieux.

Paul, enseignant de lÍécole secondaire à Toronto, souffre de dépression depuis plus de dix ans. Sa dépression a été précipitée par lÍéclatement de sa famille. Il y a trois ans, à lÍâge de 54 ans, il est tombé dans une profonde dépression et sÍest promis de ne plus jamais revivre cet état.

Selon lui, la thérapie peut "réellement sauver des vies."

AujourdÍhui, lorsquÍil se sent déprimé, il essaie dÍidentifier ses humeurs avec plus de précision et de voir où il sÍen va.

"CÍest un peu comme si on sortait de sa personne et que lÍon empêchait les humeurs déprimées de dégringoler et de se transformer en tristesse débilitante."

Il nÍa pas encore surmonté le sentiment -- depuis quÍil est enfant -- dÍêtre inutile. Avec le temps, ce sentiment dÍinutilité est devenu son refuge. Dans lÍinutilité, il se sentait bien et normal -- ´ où jÍavais une appartenance."

"La plupart du temps, je suis capable de taire ces pensées négatives assez rapidement, explique Paul. Mais il y a encore des fois où cÍest ardu. Il est beaucoup plus facile de sombrer dans la pitié que de prendre une feuille de papier et de travailler pour passer à travers. À long terme, toutefois, je sais que si je me complais dans la pitié, je vais être très malade."

Hélène a 35 ans. Elle a fait lÍexpérience de plusieurs types de counseling avant dÍapprendre à connaître la thérapie cognitive.

Elle est tombée sur la thérapie cognitive par hasard. Dans un avion, elle était assise à côté dÍune collègue du Dr Segal. Elles ont parlé et Hélène a fini par révéler quÍelle était déprimée depuis des années.

Elle sÍest toujours comparée à dÍautres et sentait rarement quÍelle était méritante.

"JÍétais convaincue que le reste du monde était meilleur que moi."

La personne assise à côté dÍHélène lui a dit où elle pouvait obtenir de lÍaide. Pendant trois ans, Hélène a gardé le bout de papier sur lequel était inscrit le numéro de téléphone du centre. Au printemps, elle a décidé de sÍinformer davantage.

"JÍétais de mauvais poil, irritable, prête à envoyer tout le monde promener, dit-elle. Je nÍaimais pas lÍidée de la thérapie, et surtout de la thérapie de groupe. JÍavais des doutes. Mais la thérapie mÍa fait voir quÍil y a beaucoup de gens comme moi."

Quand Hélène se voit retomber dans son ancienne façon de penser, elle écrit ce quÍelle ressent et ce quÍelle pense et commence à tout remettre en question.

"Quand je me demande quelle est la preuve de ce que je pense, le plus souvent, je ne trouve aucune preuve."

"Pour me convaincre que je ne suis pas nulle, je dois tout écrire et mettre les choses en perspective."

"Dans quelle mesure la thérapie marche-t-elle ?"

Le mois dernier, après avoir commencé un nouvel emploi, Hélène a écrit quelque chose dans son "cahier de travail." Sa dernière entrée avant cela remontait au mois dÍaoût précédent.

 

EN BREF

Comment déterminer le risque de rechute

Très souvent, les personnes qui se sont rétablies dÍun épisode de dépression se sentent extrêmement bien. Elles sont toutefois à risque de rechuter en raison de la nature de cette maladie.

Pour découvrir les personnes qui sont le plus à risque de retomber dans la dépression, lÍUnité de thérapie cognitivo-comportementale du Centre de toxicomanie et de santé mentale a créé un index permettant de vérifier la sensibilité thymique et de tenter de déterminer le risque de rechute quÍune personne présente.

Les participants qui se soumettent à ce test doivent indiquer dans quelle mesure ils sont dÍaccord avec une variété dÍénoncés, dont voici quelques exemples :

Le 17 décembre 1999

Pour des renseignements généraux sur la toxicomanie et la santé mentale :

McLaughlinLe Centre R. Samuel McLaughlin de renseignements sur la toxicomanie et la santé mentale

Tel:Appelez sans frais, en Ontario,
1 800 463-6273 ou 416 595-6111 à Toronto

www.camh.net/francais/mclaughlin

STIPULATION D'EXONÉRATION - Le Centre n'est pas en mesure de fournir des diagnostics, traitements ou services d'orientation par le moyen de l'Internet. Quiconque souhaite obtenir des renseignements complémentaires devrait contacter son médecin de famille, ou l'agence de santé mentale ou de toxicomanie de sa localité.

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Un Centre collaborateur de l'Organisation panaméricaine de la santé et de l'Organisation mondiale de la Santé

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This page was last modified on August 4, 2003 .