 
Depuis le 11 septembre, les attaques terroristes, l'action militaire
contre l'Afghanistan et la possibilité du bio-terrorisme causent
beaucoup d'angoisse et de peur chez les gens. Voici quelques renseignements
de base et conseils pour vous aider à traverser ces moments difficiles.
Quelles sont les réactions
normales à ce genre de situation ?
Vous ressentez peut-être plus d'appréhension que d'habitude.
Par exemple, vous rêvez peut-être des attaques terroristes
à New York ou de l'action militaire contre l'Afghanistan. Certaines
personnes ont envie de rester chez elles plus souvent ou d'annuler leurs
projets de voyage. Ce sont là des réactions normales à
la situation difficile dans laquelle le monde entier se trouve présentement.
Que peuvent faire les
gens pour se tranquilliser ?
Consacrez moins de temps aux nouvelles. Lire le journal peut parfois
être moins pénible que de voir des images à la télévision
ou d'écouter les nouvelles à la radio.
Parlez à vos amis et aux membres de votre famille de ce que vous
ressentez.
Poursuivez vos activités habituelles. Allez au cinéma ou
au théâtre et passez du temps avec vos amis et en famille.
Obtenez de l'information exacte provenant de sources fiables telles que
le site Web du Service de santé publique de la ville de Toronto
(en anglais) : ce site contient des renseignements à jour sur le
bio-terrorisme, y compris la menace de la maladie du charbon. Consultez
ce site à l'adresse http://www.city.toronto.on.ca/health/bioterrorism.htm.
Pour obtenir des renseignements sur l'angoisse et d'autres troubles de
santé mentale connexes, appelez sans frais la Ligne d'information
du Centre de toxicomanie et de santé mentale, au 1 800 463-6273
ou au 416 595-6111 à Toronto.
Le site Web du Réseau canadien de soutien pour la santé
mentale offre de bons conseils, des ressources utiles et des liens menant
à plus d'information. L'adresse de ce site est http://www.cma.ca/cmhsn/public.htm.
Le Réseau canadien de soutien pour la santé mentale a été
créé pour offrir aux Canadiens de l'information et des outils
clairs, cohérents et concis qui les aideront à surmonter
les réactions qu'ils éprouvent en ces moments difficiles.
Le Réseau est également en train de mettre au point des
outils à l'intention des professionnels de la santé qui
donnent des conseils et du soutien.
Que peuvent faire les
personnes qui éprouvent des difficultés ?
Si vous avez besoin de soutien supplémentaire et si vous désirez
parler à quelqu'un d'autre que vos amis et les membres de votre
famille, beaucoup de villes ont des centres détresse-secours dont
le numéro de téléphone apparaît au début
de l'annuaire téléphonique local. Si vous éprouvez
de longues périodes d'angoisse et si votre travail et votre de
vie de famille en souffrent, consultez votre médecin de famille
ou d'autres professionnels de la santé. Votre employeur a peut-être
aussi un programme d'aide aux employés (PAE) qui offre aux membres
du personnel des services de counseling donnés par des professionnels.
Si la situation actuelle provoque chez vous une détresse extrême
ou des symptômes physiques, rendez-vous au service d'urgence de
l'hôpital le plus proche ou, si vous vivez à Toronto, communiquez
avec le service d'urgence du Centre de toxicomanie et de santé
mentale.
Quels symptômes
indiquent qu'une personne éprouve un niveau anormal d'angoisse
?
Si vous avez des crises de panique, des troubles du sommeil chroniques,
une peur extrême des gens ou l'impression que les gens cherchent
à vous faire du mal, si vous faites un usage abusif d'alcool ou
d'autres drogues ou si vous avez tendance à vous faire du mal par
d'autres moyens, il est possible que vous ressentiez les effets d'un traumatisme.
Dans ces cas, consultez votre médecin de famille ou un professionnel
de la santé mentale. En outre, si votre capacité de travailler
ou d'interagir avec les autres est diminuée et si vous n'aimez
plus les activités que vous aimiez auparavant, il serait bon que
vous en parliez avec un fournisseur de soins de santé.
Qu'est-ce que le syndrome
de stress post-traumatique ?
Le syndrome de stress post-traumatique est un trouble qui dure trois
mois ou plus et qui se manifeste chez les personnes qui ont vécu
un événement les ayant gravement marquées physiquement
ou émotivement (p. ex. un accident grave, une catastrophe naturelle,
une attaque, un abus sexuel pendant l'enfance, des mauvais traitements
physiques ou émotifs ou de la négligence grave).
Un événement traumatisant, qui peut être la répétition
d'informations dans les médias, peut déclencher ou re-déclencher
des symptômes du stress post-traumatique chez les personnes qui
en souffrent, entre autres, une incapacité de ressentir des émotions,
des troubles du sommeil, y compris des cauchemars, des réactions
émotives ou physiques exagérées aux éléments
déclencheurs du traumatisme, de l'irritabilité ou des crises
de colère, de la difficulté à se concentrer et un
réflexe de sursaut exagéré. Les personnes atteintes
du syndrome post-traumatique peuvent souvent revivre l'événement
qui les a traumatisées, se souvenir de la détresse qu'elles
ont ressentie à ce moment-là et avoir l'impression que l'événement
se reproduit pendant qu'elles sont éveillées.
Pour de plus amples renseignements sur le syndrome du stress post-traumatique,
veuillez consulter le site Web de l'Association canadienne pour la santé
mentale, à l'adresse http://www.cmha.ca.
Que peut-on faire pour
aider les enfants à traverser cette situation ?
Aux États-Unis, l'association nationale pour la santé mentale
recommande de réduire le temps que les enfants passent à
regarder les images dans les médias et de prendre le temps de parler
avec les enfants et les adolescents de ce qu'ils ressentent et de ce qu'ils
pensent de cette tragédie. Lorsque les enfants posent des questions,
les adultes peuvent les rassurer en leur disant qu'ils sont en sécurité
et en leur donnant de l'information adaptée à leur âge
et à leur niveau de maturité.
Si une personne a connu
la guerre ou d'autres événements traumatisants dans son
pays natal, comment la situation actuelle peut-elle l'affecter ?
Il est possible que les personnes qui ont survécu à la
guerre, à la torture, à l'instabilité politique ou
à toute forme d'abus ou de violence dans leur pays natal éprouvent
actuellement des difficultés particulières et se sentent
menacées. Le traumatisme qu'elles ont vécu peut être
déclenché ou re-déclenché puisque l'expérience
d'un traumatisme dans le passé rend les gens plus vulnérables
aux effets d'un second traumatisme. Si vous éprouvez des difficultés
de ce genre, demandez de l'aide à votre médecin de famille,
à d'autres fournisseurs de soins de santé, à un représentant
de votre religion ou à un membre de votre groupe communautaire.

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