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À partir du numéro Hiver 2002, le Journal de toxicomanie et de santé mentale est publié, en anglais seulement, sous son nouveau nom -- CrossCurrents.

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Le point sur la recherche

Les gènes pourraient influencer les attitudes

Selon des chercheurs de l'Université de Western Ontario et de l'Université de la Colombie-Britannique, les attitudes pourraient être davantage attribuables à des facteurs génétiques que nous sommes portés à le croire. Ces chercheurs ont étudié les attitudes de 195 couples de vrais jumeaux et 141 couples de faux jumeaux de même sexe à l'égard d'une grande variété de sujets. Même si l'existence de facteurs environnementaux distincts s'est révélée le plus important prédicateur des attitudes, l'étude a pu établir un lien significatif entre les gènes et 26 des 30 attitudes examinées. Le lien le plus marqué était celui qui touchait les attitudes envers la lecture, l'avortement, les sports organisés, les tours de montagnes russes et la peine de mort. Les attitudes à l'égard du partage sexuel des rôles, du bingo, de l'accès aux contraceptifs et de l'affirmation de soi ne semblent pas liées aux gènes. Parmi les cinq facteurs généraux régissant la personnalité qui ont été examinés, la sociabilité, l'agressivité et la persévérance semblent avoir un lien significatif avec les gènes. Les chercheurs pensent que les gènes créent des prédispositions générales qui augmentent les possibilités d'adopter certaines attitudes.

Journal of Personality and Social Psychology, vol. 80, no 6 (2001), p. 845-860. James M. Olson et coll., département de psychologie, Université de Western Ontario, London (Ontario).


Effets de la cocaïne sur le foetus remis en question

Des chercheurs de l'Université de Boston remettent en question la croyance populaire selon laquelle la consommation de cocaïne durant la grossesse aurait des répercussions graves sur le foetus. Ils ont tiré cette conclusion d'une méta-analyse de 36 études menées entre 1984 et 2000. Après avoir tenu compte d'autres facteurs pouvant agir sur le développement de l'enfant, y compris l'exposition aux drogues comme l'alcool et le tabac, ils ont conclu que la cocaïne avait peu d'effets sur la croissance, le développement ou le langage. Exception faite du travail d'un chercheur, ils n'ont pu trouver aucun lien entre l'exposition à la cocaïne et les troubles de comportement. Certaines études ont révélé des effets néfastes sur le développement moteur, mais uniquement durant les sept premiers mois suivant la naissance. Selon les chercheurs, cela peut être dû à une importante exposition au tabac durant la grossesse. Même si la cocaïne s'avérait néfaste au développement de l'enfant, les auteurs pensent que les politiques concernant la stérilisation ou la poursuite en justice des mères aux prises avec une dépendance enfreignent les normes acceptables de la déontologie médicale et des libertés civiles. De telles politiques pourraient aussi dissuader les femmes enceintes d'obtenir des soins prénatals ou un traitement de la toxicomanie.

The Journal of the American Medical Association, vol. 285, no 12 (28 mars 2001), p.1613-1625. Deborah A. Frank et coll., école de médecine de l'Université de Boston (Massachusetts)



Habitudes de consommation constatées dans les raves

Des chercheurs britanniques ont identifié parmi les personnes qui prennent des drogues lors de raves des habitudes de consommation « particulières ». Ils ont fondé leurs conclusions sur les déclarations de 122 usagers actuels qui participent à des raves à Édimbourg, en Écosse. Parmi ces personnes, 66 p. 100 prenaient plusieurs drogues à la fois, surtout de l'ecstasy et des amphétamines, qu'elles combinaient entre elles ou à d'autres drogues, et 85 p. 100 mélangeaient drogues et alcool. Au moment de l'étude en 1998-1999, la cocaïne était la troisième drogue la plus courante dans les clubs, reflétant une hausse de l'usage de cette drogue au Royaume-Uni. Vu les propriétés toxicomanogènes de la cocaïne, son usage risque de passer de récréatif à problématique. Sous l'effet des drogues, le tiers des répondants ont admis conduire, avoir des rapports sexuels sans protection ou des expériences désagréables. Selon les chercheurs, les efforts déployés pour réduire la consommation de drogues durant ce genre de soirées devront tenir compte des habitudes de « mélanges de drogues » ainsi que des attitudes d'une clientèle qui n'affiche normalement pas de dépendance aux drogues et qui n'est pas marginalisée économiquement ni socialement.

Addiction, vol. 96, no 7 (juillet 2001), p. 1035-1047. Sarah C.E. Riley et coll., département de psychologie, Université de Bath, Bath (Royaume-Uni).



Effets similaires de la psychothérapie et des antidépresseurs sur l'activité cérébrale

L'antidépresseur Paxil (paroxétine) et la thérapie interpersonnelle (TI) semblent avoir des effets similaires sur le métabolisme du cerveau dans le traitement de la dépression majeure. Des chercheurs de l'Université de la Californie à Los Angeles ont utilisé la tomographie par émission de positons pour mesurer l'activité cérébrale de 24 patients atteints de trouble dépressif majeur comparativement à 16 membres d'un groupe témoin. Dix des patients ont reçu du Paxil pendant les 12 semaines du traitement et 14 ont suivi une thérapie interpersonnelle. La TI met l'accent sur la socialisation du patient. À la fin du traitement, les 24 patients affichaient des baisses significatives de leurs résultats à l'échelle de dépression de Hamilton, de l'ordre de 61 p. 100 chez les usagers de Paxil et de 38 p. 100 chez les sujets en thérapie. Les tomographies ont permis de constater une normalisation de l'activité cérébrale chez les deux groupes de patients. Selon les chercheurs, les effets de la thérapie sur le cerveau pourraient être le résultat de changements dans les sections du cerveau associées à la mémoire ou la socialisation.

Archives of General Psychiatry, vol. 58 (juillet 2001), p. 631-650. Arthur L. Brody et coll., département de psychiatrie et des sciences bio-comportementales, Université de la Californie à Los Angeles (Californie).

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Un nouvel institut fédéral encourage la recherche innovatrice

Sortir de l'internement : D'anciens patients hospitalisés réintègrent la société

Le point sur la recherche

Les gènes pourraient influencer les attitudes

Effets de la cocaïne sur le f“tus remis en question

Habitudes de consommation constatées dans les raves

Effets similaires de la psychothérapie et des antidépresseurs sur l'activité cérébrale

En bref

Crainte d'une épidémie de suicides chez les Autochtones

La cigarette «embaumée», le tout dernier stimulant

Comptes rendus

L'usage des opiacés change

Le dernier mot

Le trouble dysphorique prémenstruel: un diagnostic légitime
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