 
En bref
Crainte
d'une épidémie de suicides chez les Autochtones
Compte tenu du suicide de 16 jeunes autochtones dans 49 réserves
du Nord de l'Ontario au 30 juillet 2001, on craint que le bilan ne dépasse
le chiffre record de 26 suicides enregistré en 2000. Les médias
s'interrogent surtout sur la Première nation Pikangikum, où
sept jeunes se sont suicidés depuis janvier. Le problème
s'étend à l'échelle régionale, touchant les
réserves jusqu'à présent épargnées,
selon M. Stan Beardy, grand chef de la nation Nishnawbe-Aski. Si l'on
ajoutait à ce bilan le nombre des jeunes qui succombent à
l'hôpital des suites d'une tentative de suicide, le problème
pourrait être encore beaucoup plus grave. À l'automne, «
saison des suicides », le taux des suicides augmente dans les communautés
autochtones du nord de la province ; c'est l'époque où les
emplois d'été et les relations estivales entre jeunes prennent
fin et où les enfants retournent à l'école, de dire
un intervenant en santé mentale. Ces changements peuvent contribuer
à des pensées suicidaires.
La cigarette
« embaumée », le tout dernier stimulant
Les cigarettes ou joints de marijuana plongés au préalable
dans un liquide contenant du formol, du méthanol, de l'éthanol
et d'autres substances gagnent en popularité chez les adolescents
et jeunes adultes américains. Ces cigarettes, du nom de «
wet », « fry » et « illy », se vendent près
de 20 $US pièce et leur consommation peut causer une euphorie,
des distorsions visuelles et auditives, des hallucinations, un sentiment
d'invincibilité, des troubles de mémoire, ainsi que de la
colère, des effets pouvant durer de quelques heures à plusieurs
jours. Ces cigarettes peuvent également entraîner un coma,
des convulsions, une insuffisance rénale et des accidents vasculaires
cérébraux.

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