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À partir du numéro Hiver 2002, le Journal de toxicomanie et de santé mentale est publié, en anglais seulement, sous son nouveau nom -- CrossCurrents.

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Le point sur la recherche

Nouveaux antipsychotiques loin d'être une panacée

La clozapine est plus efficace et a moins d'effets indésirables chez les personnes atteintes de schizophrénie résistante que l'ancienne génération d'anti-psychotiques couramment administrés, ont conclu des chercheurs de l'école de médecine de l'Université de la Caroline du Nord à la suite d'une méta-analyse de 12 études contrôlées sur les anti-psychotiques, menées auprès de 1 916 patients. Siles données n'ont pas permis de conclure à l'efficacité des antipsychotiques de seconde génération autres que la clozapine, les chercheurs ont déterminé que, dans la plupart des études, moins de la moitié des participants avaient réagi positivement aux antipsycho-tiques de première ou de deuxième génération.Les clients étaient plus susceptibles de réagir àla clozapine qu'aux antipsychotiques de première génération, mais l'amélioration restait tout au plus modeste. Vu leurs coûts élevés, la prise de poids qu'ils entraînent et les risques connexes pourla santé, les médicaments de deuxième génération ne constituent peut-être pas la percée à laquelle on s'attendait. Selon les auteurs, il est « vital » de mettre au point de nouveaux médicaments et traitements pour soigner la schizophrénie résistante.

American Journal of Psychiatry, vol. 158, no 4 (avril 2001), p. 518-526. Miranda Chakos et coll., département de psychiatrie, école de médecine de l'Université de la Caroline du Nord, Chapel Hill (Caroline du Nord).


Schizophrénie liée à l'âge du père

Selon une étude américano-israélienne, les enfants nés de pères âgés de 50 ans ou plus sont trois fois plus susceptibles de développer la schizophrénie que ceux nés de pères âgés de moins de 25 ans. L'âge du père est également à l'origine de plus du quart des cas de schizophrénie. Les chercheurs ont examiné des données sur 87 907 personnes nées à Jérusalem de 1964 à 1976 à la lumière de leurs dossiers au registre psychiatrique d'Israël. À la finde 1997, 658 personnes avaient reçu un diagnostic de schizophrénie ou de psychose connexed'origine organique. L'échantillon était assez grand pour permettre aux chercheurs d'évaluer le risque relatif, qui augmenterait de façon linéaire selon l'âge du père. Le risque de développer la schizophrénie avant l'âge de 34 ans allait de 1 sur 141 chezles enfants nés de pères de moins de 25 ans à 1 sur 47 chez ceux nés de pères de 50 ans ou plus. Lorsqu'on tenait compte de l'âge du père, celuide la mère n'avait pas d'impact significatif surle risque de développer la schizophrénie. De plus, l'âge du père et de la mère ne semblait pas avoir d'impact significatif sur les maladies mentales autres que la schizophrénie. Les effets de l'âge du père sur la schizophrénie sont probablement dus aux multiples mutations des cellules germinales productrices de sperme, qui se divisent beaucoup plus souvent au cours de la vie de l'homme que celles de la femme.

Archives of General Psychiatry, vol. 58, no 4 (avril 2001), p. 361-367. Dolores Malaspina et coll., département de psychiatrie, institut psychiatrique de l'État de New York, Université Columbia, New York (New York).


Tribunaux de traitement de la toxicomanieet réductionde la criminalité

D'après des chercheurs de l'Université Temple de Philadelphie, les tribunaux de traitement de la toxicomanie peuvent aider à réduire la criminalité. Toutefois, leur efficacité varie considérablement selon leur mode de fonctionnement et de sélection des participants aux tribunaux. Durant les années 1990, les chercheurs ont comparé un échantillonde participants à des groupes témoins de Portland et de Las Vegas. Ils ont conclu que les taux de récidive des participants ayant satisfait aux exigences du tribunal étaient beaucoup plus bas que ceux du groupe témoin et ceux des non-participants. Plus les participants passaient de temps à suivre un traitement, plus ils avaient de chances de satisfaire aux exigences et moins ils couraient de risques de récidiver. De plus, le nombre d'occasions d'encourager les par-ticipants à suivre un traitement, de souligner leurs progrès ou de les menacer de sanctions augmentait avec la fréquence de leurs comparutions devantle juge. Vers la fin des années 1990, le tribunal de Las Vegas a modifié sa politique pour n'entendre queles causes des personnes ayant plaidé coupables à des accusations. Le tribunal s'est retrouvé avecles cas les plus graves et ne pouvait donc plus offrir de rejeter les accusations ni de supprimer les dos-siers criminels à titre incitatif. Les taux de récidive des participants ont grimpé. Selon les chercheurs, la participation à un traitement, le nombrede comparutions devant le juge et l'applicationde sanctions constituaient les principaux déterminants du comportement des contrevenants.

Journal of Drug Issues, vol. 31, no 1 (hiver 2001), p. 27-72. John S. Goldkamp et coll., Université Temple, Philadelphie (Pennsylvanie).


Bienfaits d'une consommation modérée d'alcool sur la santé

La majorité des Canadiens croient que la consommation modérée d'alcool a des effets bénéfiques sur la santé. C'est ce que des chercheurs du Centrede toxicomanie et de santé mentale ont dégagéde la deuxième Enquête nationale sur la santé de la population, menée par Statistique Canada auprès de 72 375 personnes en 1996-1997. De ce nombre, 57 p. 100 étaient de cet avis et 47 p. 100 chiffraient à moins d'un verre par jour une consommation modérée, ce qui cadre bien avec les preuves médicalesdes bienfaits d'un faible niveau de consommation sur le système cardiovasculaire. En supposant qu'ils boivent modérément (selon leur propre définition de la modération), la majorité des répondants ne courent pas de risque d'avoir des problèmes liésà l'alcool. Or, même les personnes qui ne croient pas aux effets bénéfiques de l'alcool boivent occasionnellement. Les chercheurs croient donc que la promotion de l'alcool pour des motifs de santé n'est pas justifiée et pourrait être mal interprétée.

Addiction, vol. 96, no 4 (avril 2001), p. 641-649. Alan C. Ogborne et Reginald G. Smart, Centre de toxicomanie et de santé mentale, London et Toronto (Ontario).

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Q et R : Le traumatisme indirect

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L'héroïne sur ordonnance, oui mais avec prudence

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Le point sur la recherche

Nouveau antipsycotiques loin d'être une panacée

Schizophrénie liée à l'âge du père

Tribunaux de traitement de la toxicomanie et réduction de la criminalité

Bienfaits d'une consommation modérée d'alcool sur la santé

En bref

Femmes et tabagisme : une épidémie

Espérance de vie et maladie mentale

Comptes rendus

Facteurs ethnoculturels dans le traitement de la toxicomanie

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Une experte s'oppose aux diagnostics avilissant les femmes
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