 
Message de la rédactrice
en chef
Il y a quelques années, j'ai décidé
de ne pas exercer ma profession de travailleuse sociale et de me servir
plutôt de mon expérience en santé mentale et en toxicomanie
pour travailler à la rédaction d'un magazine traitant de
ces questions. Mais je m'interroge encore sur la meilleure façon
de m'attaquer aux troubles mentaux et aux problèmes de toxicomanie.
Doit-on écrire des articles à ce sujet ou travailler directement
avec les clients en leur fournissant du counseling régulièrement
?
J'ai une admiration sans borne pour les thérapeutes
que je côtoie : un ami psychiatre qui parcourt les rues du centre-est
de Vancouver et rencontre dans des hôtels, des parcs et des cafés
des personnes ayant de graves problèmes de toxicomanie et de santé
mentale ; un ergothérapeute qui, six mois durant, consacre plusieurs
heures par jour à enseigner à sa cliente atteinte d'un traumatisme
crânien à se brosser les dents, tâche ne comptant pas
moins de 25 composantesdistinctes ; une travailleuse sociale qui organise
des réunions de groupe àl'intention des parents de jeunes
enfants agressés sexuellement.
La section Gros plan de ce numéro reconnaît
les défis que doivent relever les thérapeutes et examine
dans quelle mesure les interactions avec leurs clients les touchent personnellement.
À mes yeux, le travail du thérapeute exige une foi inébranlable
à l'égard du processus thérapeutique et de ses effets
guérisseurs, malgré le sentiment d'impuissance et le désespoir
qu'éprouvent parfois les clients et thérapeutes.
S'il ne traite pas explicitement de la foi, l'article
de Kalyani Vittala sur la neurothéologie explore la recherche sur
la neurobiologie de la pratique religieuse et spirituelle. Cette recherche
coïncide avec une reconnaissance accrue de l'impor- tance de la spiritualité
en psychologie, et du besoin du soignant et du thérapeute de croire
en une puissance supérieure qui transcende leur quotidien et les
aide à affronter les nombreux événements stressants
et bouleversements de la vie. Qu'il s'agisse d'une séance de méditation
au réveil ou d'une prière avant de se coucher, nous avons
tous besoin d'un moyen de prendre soin de notre être et de notre
âme.
Enfin, la section Le dernier mot de ce numéro
aborde le sujet du « trouble dysphorique prémenstruel »,
présumé comme étant une maladie mentale. Une autre
perspective sera présentée dans un prochain numéro.
Diana Ballon
Tél. : 416 595-6714

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