 
Le tiers des élèves
ontariens éprouvent de la détresse
L'enquête menée dans les écoles ontariennes auprès
des adolescents, la plus longue du genre au Canada, révèle
que jusqu'à un tiers des étudiants sont atteints de troubles
mentaux. Il semblerait d'ailleurs que leur détresse s'accroisse
avec l'âge, selon les auteurs du nouveau rapport sur la santé
mentale et le bien-être des élèves ontariens.
Le côté positif, c'est que les deux tiers des élèves
ne signalent aucun stress psychologique important. Environ 85 p. 100 d'entre
eux déclarent se sentir proches de leurs camarades et avoir un
sentiment d'appartenance à leur école. Les trois quarts
trouvent leurs enseignants excellents, et 94 p. 100 disent bien s'entendre
avec leurs parents. Seulement un jeune sur sept craint les menaces ou
les agressions à l'école.
« Malgré tout ce que véhiculent les médias,
ce rapport tire des conclusions encourageantes. Une bonne proportion des
jeunes se sentent bien dans leur peau, » déclare Ed Adlaf,
chercheur scientifique au Centre de toxicomanie et de santé mentale
et coauteur du rapport.
L'étude, publiée en mai, présente les résultats
des données recueillies au printemps de 1999 auprès de 4
894 élèves de 111 écoles. Elle décrit aussi
les tendances survenues depuis 1991 et accompagne le rapport sur le Sondage
sur la consommation de drogues parmi les élèves de l'Ontario.
L'étude met en lumière les différentes façons
dont les garçons et les filles expriment leurs difficultés.
Les filles sont plus susceptibles de les intérioriser sous forme
de dépression (trois filles par rapport à deux garçons),
de piètre estime de soi, de détresse psychologique et de
troubles de l'alimentation. Les garçons, quant à eux, ont
tendance à les extérioriser : ils présentent un taux
plus élevé de délinquance, de problèmes de
jeu, d'excès d'alcool et d'usage de drogues illicites.
Fait important, neuf pour cent des élèves croient être
en assez bonne santé ou en mauvaise santé, une hausse de
trois pour cent par rapport à 1991.
L'enquête est administrée par l'institut de recherche sociale
de l'Université York.
Le rapport complet est disponible en anglais à l'adresse <www.camh.net/research/population_
life_course.html>.
Deborah Etsten

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