 
Message de la rédactrice
en chef
Les
difficultés de toutes sortes foisonnent dans nos écoles.
Dans ce numéro, nous nous attardons sur quelques-uns de ces problèmes.
Malgré des ressources restreintes et de grandes classes, les instituteurs
et institutrices font plus qu'enseigner. Ils doivent discipliner les élèves
turbulents, mais aussi savoir discerner quels comportements inappropriés
cachent un problème émotif plus grave. Ils sont souvent
les premières personnes à détecter la dépression
chez leurs élèves et à les diriger vers les soins
appropriés avant qu'ils ne deviennent suicidaires, le suicide étant
devenu la deuxième cause de décès chez les jeunes
de 15 à 24 ans.
Les écoles mettent de l'avant de nombreuses initiatives pour faire
face aux problèmes de santé mentale et de toxicomanie. Un
exemple éloquent est le programme de deux écoles torontoises
qui incorpore les pratiques ancestrales autochtones afin d'insuffler aux
élèves la fierté de leur patrimoine (page 13).
Le
présent numéro du Journal couvre une variété
de sujets. En page 4, Anita Dubey nous décrit les
effets de l'ecstasy et rétablit les faits concernant une foule
d'informations alarmistes que véhiculent les médias conventionnels
au sujet de cette drogue. Lisa Schmidt se penche sur la musicothérapie
(page 8) et son évolution depuis la Deuxième Guerre mondiale.
Les professionnels de la santé reconnaissent aujourd'hui ses effets
thérapeutiques, tant pour réduire le stress que pour permettre
à une personne schizophrène d'« endormir » ses
hallucinations auditives.
Je
voudrais enfin souligner l'úuvre de Karin McDonald en page
couverture. Cette peinture fait partie des 46 úuvres exceptionnelles
sélectionnées pour Images
2000. Cette exposition annuelle permet à des clients ayant
reçu des services du Centre de présenter leur travail. Située
dans le hall de l'établissement de la rue Queen, l'exposition se
tiendra toute l'année. D'ailleurs, le Journal mettra à l'honneur
le talent des artistes exposant à Images 2000 dans ses prochains
numéros.
Nous
tenons à connaître vos commentaires, questions et critiques.
Veuillez nous les faire parvenir à « Lettres à la
rédactrice en chef ». Diana Ballon, tél. (416) 595-6714,
courriel <diana_ballon@camh.net>

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