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Gène lié au trouble de panique
Des
scientifiques canadiens d'Ottawa et de Toronto ont découvert un
gène pouvant rendre une personne vulnérable au trouble de
panique.
Les
personnes atteintes de ce trouble psychiatrique connaissent de fréquents
épisodes de panique aiguë. Jusqu'à deux millions de
Canadiens et de Canadiennes, dont deux fois plus de femmes que d'hommes,
vivent une telle expérience au moins une fois dans leur vie.
Les
Drs Jacques Bradwejn et Diana Koszycki de l'Hôpital Royal Ottawa
ont constaté que l'injection de l'hormone cholécystokinine
(CCK) à des patients à risque provoquait une attaque de
panique soudaine. S'inspirant du travail de ces deux chercheurs, le Dr
James Kennedy et ses collègues de la Section de neurogénétique
au Centre de toxicomanie et de santé mentale ont décrypté
le système de CCK à l'aide de techniques de génétique
moléculaire. Ils ont examiné les gènes de l'hormone
CCK et de ses deux récepteurs, CCK-A et CCK-B et découvert
une fréquence plus élevée d'une variante du gène
du récepteur CCK-B chez les sujets atteints d'un trouble de panique.
Cette
variante est un facteur de vulnérabilité que l'on peut facilement
évaluer à l'aide de l'ADN, mais elle ne permet pas de déterminer
avec certitude qu'une personne présentera un trouble de panique.
Comme la variante du gène se retrouve chez environ 20 p. 100 des
gens et que seulement trois pour cent de la population souffre du trouble
de panique, il semble que d'autres facteurs génétiques et
environnementaux concourent à son apparition.
Bien
que cette découverte n'ait pas d'influence immédiate sur
le traitement ou le diagnostic de la maladie, il s'agit néanmoins
d'une pièce importante d'un casse-tête très complexe.
Si d'autres échantillons donnent les mêmes résultats,
l'information génétique ainsi obtenue pourra servir à
concevoir des médicaments, à mieux choisir la médication
appropriée, à identifier les personnes à risque et
à élaborer des stratégies de prévention.
Le
journal scientifique Molecular Psychiatry (no 4, 1999) contient un compte
rendu des observations des deux équipes.
Christa Haanstra
 
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