

Prévalence de la
dépression
-- Près de trois millions de Canadiennes et de Canadiens souffrent
de dépression grave, mais moins du tiers d'entre eux vont chercher
de
l'aide
-- Chaque année, 3 p. cent des hommes et 6 p. 100 des femmes
de l'Ontario souffrent d'une perturbation de l'humeur
-- Au cours de leur vie, de 5 p. 100 à 12 p. 100 des hommes
et de 10 à 25 p. 100 des femmes auront au moins un épisode
de dépression profonde
-- Les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à
souffrir dedépression majeure
-- 20 p. 100 des patients qui consultent des médecins omnipraticiens
ont des symptômes de dépression; chez près de
la moitié de ces personnes, la maladie n'est pas détectée
-- L'angoisse et la dépression représentent 79 p. 100
de tous les diagnostics psychiatriques
-- L'incidence de troubles dépressifs est de plus en plus élevée
chez les personnes divorcées ou séparées, qui vivent
dans des pays occidentaux et qui sont nées après la
Deuxième
Guerre mondiale

Perturbations de l'humeur
et suicide
-- 80 p. 100 des suicides sont commis par des personnes atteintes
de depression
-- 15 p. 100 des personnes atteintes de dépression grave se
suicident
-- Le désir de mettre fin à sa vie est si courant chez
les personnes déprimées qu'on le considère comme
un symptôme de dépression
-- Les femmes sont de trois à quatre fois plus nombreuses que
les hommes à tenter de se suicider, mais les hommes réussissent
le suicide plus souvent, probablement parce qu'ils choisissent des
méthodes
plus létales. Les hommes ont tendance à essayer de se
suicider au début d'un épisode de dépression;
les femmes, vers la fin d'un épisode de dépression
de 50 à
80 p. 100 des patients plus âgés qui se suicident souffrent
de dépression majeure

La dépression et
les rechutes
-- Les rechutes sont un trait caractéristique de la dépression.
Sans traitement continu, de 50 à 60 p. 100 des personnes
qui ont eu un épisode de dépression profonde peuvent
s'attendre
à avoir un deuxième épisode au cours de l'année
suivant le premier. Pour beaucoup de gens, cette première rechute
marque le début d'un cycle débilitant d'épisodes
qui, dans 25 p. 100 des cas, peuvent donner lieu à la dépression
chronique
Aspects génétiques
de la dépression
-- Les troubles dépressifs majeurs ont tendance à être
héréditaires. Ils sont de une fois et demie à trois
fois plus fréquents chez les membres au premier degré d'une
famille biologique atteints de perturbation de l'humeur que dans
l'ensemble
de la population
-- L'incidence de déficits de l'attention et de l'hyperactivité
est plus élevée chez les enfants d'adultes souffrant de
dépression

Les perturbations de
l'humeur peuvent être traitées dans bien des cas, mais ne
sont souvent pas diagnostiquées
-- De 80 à 90 p. 100 des personnes atteintes de dépression
profonde peuvent être traitées avec succès. Mais
à cause des stigmates attachés au fait d'admettre la présence
de difficultés émotives, seulement le tiers des personnes
souffrant de dépression recherchent de l'aide
-- Il faut absolument que les perturbations de l'humeur soient décelées
plus souvent, même par les médecins. Une étude
a révélé que sept années se sont écoulées
entre le moment où un patient a consulté un médecin
et le moment où le diagnostic correct a été posé
-- 29 p. 100 des patients souffrant de perturbations de l'humeur
ont déclaré
qu'il a fallu plus de 10 ans pour que le bon diagnostic soit posé.
60 p. 100 des patients avaient reçu un diagnostic incorrect avant
cela
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