Centre de toxicomanie et de sant¹ mentale

Programmes de toxicomanie

Programmes de sant¹ mentale

Services d'¹ducation et de sant¹ communautaire

Recherche

 
CTSM

Ètiquettes de mise en garde contre l'alcool

avril 2001

La Fondation du CTSM Éducation Publications Bénévoles Carrières
 

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM) est d'accord avec le principe de fournir au public de l'information qui l'aidera à faire des choix éclairés quant à la consommation d'alcool. La position du CTSM sur les étiquettes de mise en garde n'a pas changé depuis qu'il a traité du sujet, en 1996, devant le Comité permanent de la santé, un comité de la Chambre des communes.

L'alcool n'est pas un produit comme les autres. Sa consommation entraîne des risques qui sont, dans une large mesure, évitables.

L'alcool affecte le système nerveux et affaiblit le jugement et la coordination, faisant des accidents et des blessures la cause première des décès causés par l'alcool. La consommation prolongée d'alcool peut causer des troubles neurologiques et endommager le foie, le cÒur et d'autres organes. L'alcool est lié à plusieurs types de cancers. La consommation chronique d'alcool est l'une des principales causes d'invalidité et de décès au Canada et entraîne des coûts économiques considérables. L'alcool est également un tératogène qui fait du mal aux nouveau-nés qui y ont été fortement exposés avant la naissance. À l'extrême, c'est ce qu'on appelle le syndrome d'alcoolisation fÒtale, lequel se caractérise par une croissance déficiente, des malformations physiques et des retards du développement.

Les étiquettes de mise en garde servent l'intérêt du public parce qu'elles peuvent contribuer à prévenir les maladies, les blessures ou les décès si les consommateurs ne consomment pas l'alcool de façon dangereuse.

Les boissons alcooliques contiennent de l'éthanol, une drogue psychotrope. Elles doivent donc être traitées comme tout autre produit qui contient des éléments psychoactifs. Pour les remèdes contre la toux, il est obligatoire d'inclure des mises en garde sur le danger de dépasser la dose recommandée, de conduire et faire fonctionner des machines, et sur les contre-indications médicales, mais les boissons alcooliques, qui contiennent la même drogue psychotrope, sont vendues sans une telle mise en garde.

Les personnes suivantes ne devraient pas boire d'alcool ou devraient en limiter la consommation :

-- les personnes qui ont des antécédents d'usage incontrôlé d'alcool ou de drogue

-- les personnes qui ont un trouble médical risquant d'être aggravé par l'alcool ou les personnes qui prennent des médicaments

-- les femmes enceintes

-- les personnes qui, pour des raisons de sécurité, ont besoin d'avoir l'esprit alerte

haut

In English / Chercher / Bibliothèque du CTSM / Activité / Aide / Guide du Centre

 

 
Vous êtes ici :
CTSM
> Français > À propos des déclarations de prises de position du Centre et le serie Mise au point > Ètiquettes de mise en garde contre l'alcool
 
Sur cette page :
 
 
 
Pages apparentées
Ètiquettes de mise en garde contre l'alcool: Version PDF
À propos des déclarations de prises de position du Centre et le serie Mise au point
 
 
Comment nous joindre
RETOVous voulez en savoir plus sur la toxicomanie ?
Réseau électronique de toxicomanie -- Ontario

 

Free Acrobat ReaderVous n'avez pas Acrobat Reader ?

Téléchargez-le gratuitement à
partir de ce site-ci.


Les brasseurs et les distillateurs canadiens et Santé Canada reconnaissent les risques associés à la consommation d'alcool. Leurs campagnes d'éducation publique fréquentes visent à informer le public sur les risques posés par la consommation d'alcool, et particulièrement par la conduite en état d'ébriété et la consommation d'alcool pendant la grossesse. Dans ce contexte, il serait logique que le gouvernement canadien exige que les contenants de boissons alcooliques portent une étiquette de mise en garde afin de donner au public l'information nécessaire au sujet d'un produit potentiellement dangereux.

Si les étiquettes de mise en garde deviennent obligatoires, le CTSM recommande de tenir compte des points suivants :

-- Les étiquettes de mise en garde ne doivent pas être prises séparément, puisque la connaissance d'un risque, à elle seule, réussit rarement à modifier un comportement. Les étiquettes de mise en garde renforcent d'autres formes d'éducation mais ne les remplacent pas. Elles devraient être considérées comme une des composantes d'un projet de santé publique plus vaste, visant à réduire les méfaits causés par l'alcool. Ce projet devrait également prévoir une composante d'éducation publique continuelle, l'adoption de politiques publiques judicieuses et la prestation de services efficaces de traitement.


-- Les étiquettes de mise en garde ne devraient pas parler uniquement des malformations congénitales liées à l'alcool puisque celles-ci ne représentent qu'une petite fraction des dommages causés par l'alcool à la santé et au bien-être des Canadiennes et des Canadiens. Beaucoup plus importants encore sont les hospitalisations, les invalidités et les décès précoces causés par des blessures, des maladies de foie, des troubles neurologiques et l'accoutumance à l'alcool. Les femmes enceintes représentent seulement une très faible proportion des personnes présentant un risque accru d'éprouver des problèmes d'alcool ou de celles qui ont besoin de connaître les risques inhérents à la consommation d'alcool. Les mises en garde concernant la consommation d'alcool pendant la grossesse devraient se concentrer sur ce que le public ne sait pas. Les femmes enceintes ont besoin de savoir qu'elles peuvent réduire le risque de dommage à la santé en diminuant leur consommation d'alcool dès maintenant. On devrait également mettre l'accent sur l'orientation des femmes enceintes vers des services de traitement médical ou de traitement de l'alcoolisme et de la toxicomanie.


-- Le secteur du tabac a prouvé que la conception des étiquettes de mise en garde influe beaucoup sur leur impact et leur efficacité. La conception inclut le type et le nombre de messages ainsi que les mots utilisés. Il convient d'adopter des règlements qui régissent la dimension et l'emplacement des étiquettes, ainsi que les caractères et les couleurs utilisés, pour faire en sorte qu'elles soient visibles et lues.


-- Les messages dont les gens se souviennent vraisemblablement le plus renferment de l'information nouvelle. C'est là une bonne raison pour alterner les messages et pour changer les mises en garde périodiquement. De plus, les messages sont plus convaincants s'ils sont personnalisés et s'ils ont du sens pour les consommateurs.


-- Les recherches portant sur les mises en garde des paquets de cigarettes ont révélé un certain nombre de techniques qui augmentent leur efficacité. Lorsqu'elles ne renferment pas de mots tels que « pourrait » et « peut », qu'elles sont personnalisées et qu'elles citent un organisme gouvernemental responsable de la santé comme Santé Canada, les mises en garde persuadent le public à accepter les effets de la consommation du tabac sur la santé. Une mise en garde émise par le gouvernement au sujet de la santé renforce également l'information provenant d'autres sources.


-- La recherche sur l'étiquetage des produits du tabac laisse croire que les étiquettes de mise en garde ont le plus d'impact lorsque le message qu'elles véhiculent n'est pas bien connu. Les messages nouveaux ou plus spécifiques et ceux qui conseillent un comportement plus positif devraient toutefois être évalués. Voici quelques exemples de messages nouveaux :

-- L'alcool cause une hypertension artérielle

-- Les personnes qui ont des troubles de saignement ne devraient pas boire d'alcool

-- L'alcool peut poser un danger chez les personnes qui prennent certains médicaments

-- Réduire la consommation d'alcool au début de la grossesse accroît de beaucoup les chances d'avoir un bébé en santé

haut

-- Il convient d'interdire les étiquettes qui livrent un message sur les bienfaits possibles de l'alcool pour la santé. Il s'agit ici d'un problème médical complexe. Seulement certains individus présentant un risque élevé de maladie cardiaque peuvent retirer plus d'avantages réels pour la santé d'une consommation modérée d'alcool que de l'abstinence.


-- Il convient d'envisager d'inclure sur les étiquettes, avec la mise en garde, de l'information publique sur la quantité d'alcool contenu dans un verre standard. Très souvent, les gens ne savent pas qu'il existe un verre standard et sous-estiment la quantité d'alcool qu'ils boivent. Le CTSM aborde ce sujet en faisant la promotion des Directives de consommation d'alcool à faible risque.


-- De plus en plus, les produits de consommation portent des étiquettes de mise en garde. L'absence de mises en garde du gouvernement sur les contenants de boissons alcooliques pourrait, en soi, constituer un message et enlever de la crédibilité à toute autre information portant sur les effets néfastes de l'alcool.


-- L'évaluation des étiquettes de mise en garde devrait se faire tout au long de leur élaboration, leur mise en Òuvre et leur utilisation pour mesurer leur efficacité. Pour que les étiquettes soient efficaces, nous recommandons de les soumettre à des pré-tests formels et d'ensuite spécifier leur présentation dans des règlements.


-- La valeur des étiquettes de mise en garde apposées sur les contenants de boissons alcooliques tient au fait que l'exposition à l'alcool et l'exposition aux étiquettes vont de pair. Les personnes qui boivent souvent de l'alcool voient souvent les étiquettes et ont ainsi un rappel répété des risques qu'elles prennent chaque fois qu'elles boivent.


-- En résumé, les étiquettes de mise en garde ne représentent qu'une dépense publique minime et peuvent, dès lors, constituer un outil de prévention rentable même si elles n'ont qu'un faible impact. Le Centre de toxicomanie et de santé mentale appuie les efforts visant à mettre ce genre d'information sur les contenants de boissons alcooliques mais recommande en même temps que l'apposition d'étiquettes de mise en garde s'insère dans le cadre d'une stratégie de prévention plus globale.

haut

 

CrossCurrents
(en anglais seulement)
 

Pour des renseignements généraux sur la toxicomanie et la santé mentale :

McLaughlinLe Centre R. Samuel McLaughlin de renseignements sur la toxicomanie et la santé mentale

Tel:Appelez sans frais, en Ontario,
1 800 463-6273 ou 416 595-6111 à Toronto

www.camh.net/francais/mclaughlin

STIPULATION D'EXONÉRATION - Le Centre n'est pas en mesure de fournir des diagnostics, traitements ou services d'orientation par le moyen de l'Internet. Quiconque souhaite obtenir des renseignements complémentaires devrait contacter son médecin de famille, ou l'agence de santé mentale ou de toxicomanie de sa localité.

haut

© Centre de toxicomanie
et de santé mentale

33 Russell Street, Toronto
Ontario, Canada M5S 2S1.
Telephone: (416) 535-8501

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale est complètement affilié
à
l'Université de Toronto.

Un Centre collaborateur de l'Organisation panaméricaine de la santé et de l'Organisation mondiale de la Santé

Si vous avez des questions sur le contenu de cette page, veuillez écrire à

Veuillez acheminer question d'ordre technique concernant le présent site à

 

     
   


This page was last modified on August 4, 2003 .