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Dès
leur arrivée au Centre, toutes les personnes qui sollicitent des
services de toxicomanie font l'objet d'une évaluation. Cette évaluation
nous permet de reconnaître non seulement la forme de traitement
nécessaire, mais aussi tout problème jumelé de santé
mentale pouvant nécessiter des soins. Pour ce faire, nous avons
mis à l'essai un instrument informatisé de dépistage
que l'on appelle dépisteur psychiatrique. En 10 à 20 mi-nutes,
l'intervenant est en mesure de déceler l'existence d'un problème
concomitant et d'identifier le genre de problème. À l'heure
actuelle, aucun autre instrument de dépistage rapide n'est disponible
aux intervenants ailleurs dans le réseau ontarien de la toxicomanie,
voire dans la plupart des régions de l'Amérique du Nord,
précise Wayne Skinner, directeur clinique du Programme de traitement
des troubles concomitants. Nous visons à mettre cet instrument
à la disposition des autres
organismes de traitement de la toxicomanie dès qu'il sera validé.
Durant
l'année écoulée, environ 40 p. 100 des clients traités
pour un problème de toxicomanie ont obtenu des résultats
positifs lors d'un test de dépistage de problème concomitant
de santé mentale. De ceux-là, environ 65 p. 100 avaient
un trouble de l'humeur. D'autres troubles comme la phobie sociale, les
troubles psychotiques, de panique et de l'alimentation ont également
obtenu des pourcentages importants. Le dépisteur est présentement
adapté pour qu'il puisse être utilisé auprès
des personnes qui présentent un trouble de la santé mentale.
On
demande à tous les clients qui se présentent au Centre pour
un traitement te toxicomanie de participer à un suivi. Cette procédure
est unique en cela qu'elle fait partie intégrante des soins, aidant
ainsi les programmeurs à élaborer des services qui répondent
toujours mieux aux besoins des clients. Les évaluations du suivi
consistent en deux appels téléphoniques; le premier deux
mois après le traitement, pour déterminer si le client est
satisfait des services qu'il a reçus; l'autre, six mois après
le traitement, pour déterminer les effets du traitement. Puisque
tous les clients peuvent participer au suivi, nous obtenons l'opinion
des clients qui ont terminé leur traitement de même que celle
des personnes qui ont décroché. Rares sont les orga-nismes
qui effectuent un suivi auprès des décrocheurs. Notre procédure
de suivi nous permet de comprendre les facteurs qui contribuent au décrochage.
Ces connaissances sont essentielles à l'amélioration des
programmes.
Tout
comme dans les années précédentes, les clients ont
signalé moins de conséquences indési-rables de leur
usage d'alcool ou d'autres drogues sur les plans physique, financier,
juridique, cognitif (comme les trous de mémoire et les black-out),
interpersonnel, ou difficultés dans les relations, six mois après
leur traitement.
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